AU BORD DU STYX
Ils sont quelques milliers sur le rivage noir Du Styx silencieux. C'est sans doute le soir; Ils étaient ce matin dans leurs maisons fermées Puis, dans leurs yeux éteints des formes biea-a Des verdures, l'azur ont tourné lentement.
Ils sont morts. Une femme, une viei^, un enf Ont pleoré... Maintenant c'est l'immense ténèbi Et tous attendent là le passage funèbre, En serrant dans leurs doigts le prix du batelier. Cette foule se tait. Dans un groupe, un barHei Dit que sa blonde épouse étendue, à cette beun Sur le lit nuptial doit emplir ss demeure De sanglots, cependant qu'une mouche calit Les miroirs délaissés devant son établi.
« A moins — dit, ironique, un rhéteur maigre Qu'elle n'attire, nue et blanche, dans l'alcôve, Sans peur de se piquer, les baisers, essaim d'oi Qui d'une jeune barbe aux lèvres fraîches sort.
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roche et Ghsron las appelle, irce qu'elle était belle, . pas d'obole dans sa main, I froot ceint du jasmin, lis d'une rive embrumée I comme de la fumée r troublé qui voit toujou;^ la beauté des jours, , se penche afin de boire, ï l'eau stagnante et noire.
LES ISOLBMBNT8