‹ Les ivresses;Chapitre 27 sur 111 · SCÈNE IX MARIE, sur le balcon, HENRI, puis PAULA et GEORGES · texte numérisé non relu

SCÈNE IX MARIE, sur le balcon, HENRI, puis PAULA et GEORGES

HENRI

S'il disait vrai? si je pouvais espérer? Oh ! je le saurai aujourd'hui.

MARIE, quand Richard a tout à fait disparu, se penchant sur le balcon. Tiens, c'est vous, monsieur Henri?

HENRI

Mademoiselle!... (a part.) C'est singulier!

MARIE

Il y a longtemps que vous êtes là?

HENRI

Pardonnez -moi ! J'arrive à l'instant!

MARIE, à part.

Oh! le menteur!

HENRI, allant près do la maison.

C'estdonc jour de moisson aujourd'hui, mademoiselle?

MARIE

Oui, vous voyez! Voulez-vous de mes fleurs?

HENRI

J'allais vous en demander.

MARIE, à part.

Oh ! J'aurais dû attendre alors. (Haut.) Tendez votre boutonnière, monsieur. (Elle lui jette une fleur.)

HENRI

Merci, mais... Est-ce que vous ne descendez pas?

Est-ce qu'il faut absolument que je descende?

HENRI

Si vous me consultez! Oui, absolument!

MARIE

Et pourquoi ?

HENRI

Parce que j'ai la vue très-basse.

MARIE

Oh ! vous mentez encore !

HENRI

Encore!

MARIE, se reprenant.

Vous mentez, vous avez la vue excellente, au contraire.

HENRI

Qui vous l'a dit?

MARIE

Mais le gracieux bonjour que vous nous avez envoyé hier à ma sœur et à moi, du fond de la vallée, alors que nous étions là, toutes deux sur la terrasse.

HENRI

Vousjn'avez reconnu?

MARIE

Mais certainement, monsieur, puisque je vous ai rendu votre salut en agitant mon mouchoir. .

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