ACTE TROISIÈME. 4OT
VERVEDA.
Eb bien?
RICHARD
Eli bien... il pourrait arriver que... on peut lui faire la cour... il y a tant d'Américains, et il est bon de. . . (il fait le geste de. tirer.)
VERVEDA.
Plaît-il ? moi , risquer ma vie? Eh bien, et mes actionnaires 1
RICHARD, étonné.
Comment?
Mais alors si le malheur voulai t. . .?
VERVEDA, avec assurance.
Il ne voudra pas. ,
Sans doute, mais... nous causons... et, dans ce cas-là que feriez-vous? Un bon procès sans doute?
VERVEDA.
Non.
GUIBERT frissonnant.
Ah 1 je comprends! (Il fait le signe de poignarder deux personnes.) F/agranle delicto... Vlan! v'ian!
VERVEDA.
Vous n'y êtes pas du tout.
Bah ! alors je ne sais pas trop.
VERVEDA, prenant Guibert et Richard sous le bras. C'est pourtant bien simple ! Persuadé que, si ma femme m'a quitté, c'est qu'elle ne m'aimait pas...
ANDRÉ
Bien entendul
YSRVKBA.
Je dirais au séducteur (à Richard) : « Vous m'avez pris ma femme, n'est-ce pas? »
BICHARD.
Hein!
VERVEDA.
« Vous m'avez pris ma femme? »
RICHARD
Oui.
VERVEDA.
« Eh bien... »
Eh bien?
VERVEDA.
• Eh bien, gardez-la. ■
RICHARD retirant lifenent son bras, a part.
Ficaire!
VERVEDA, à Gnibert et a André Et voilà 1 Oh 1 la marquise connaît parfaitement mes idées làdessus... (Allant à la table.) Ah 1 encore une dépêche que j'ai oubliée! (Hélène entre.) Ah 1 bien, je la porterai moi-même, (à Hélène.) Marquise, je suis à vous. Au revoir, mon cher monsieur André. ANDRÉ, loi serrant la main et riant.
Gardez-la.
VERVEDA.
Oui, gardez-la... A bientôt, monsieur G uibert. (lira chercher son chapeau.)
HÉLÈNE, bas, à Richard.
Demain soir... au bai.
RICHARD balbutiant.
Demain? mais.. .(a part.) a Gardez-la 1 dit-il; » et que diable veutil que j'en fasse? (U remonte; Hélène va à la cheminée et ajuste sa coiffure. Verreda descend près d'Hélène tout en mettant ses gants. André observe Richard , Gnibert est près de la fenêtre. )