DONALD DE G L E N M O R I STO N
Voici... J'ai vu toujours avec quelque courroux Venir, dans Holy-Rood et jusque dans nos tentes, Nos femmes, avec des parures éclatantes...
Lord Fin^all hausse les épaules.
Tant pis! j'ai, vous savez, du sang de puritain... Je n'ai jamais aimé, non plus, Tctir libertin Dont souvent je voyais le Prince leur sourire. Mais, hier, un de mes tenanciers vint me dire Que dans une maison, aux portes d'Edimbourg, — La troisième, adossée au rocher du faubourg, — Une femme, portant toujours un voile doubîe. Pénétrait tous les soirs, avec un air de trouble; Et qu'après, entrait là, seul et mystérieux, Le Prince que, malgré son manteau sur les yeux, Mon homme a reconnu, l'autre ayant, par mégardc. Laissé le diamant piqué dans sa cocarde. Tout ceci me déplaît, et je prétends savoir Quelle femme il vient là rejoindre chaque soir.
LORD FINGALL.
Et comment >
DONALD DE CLENMORISTON.
N'est-ce pas leur dernière soirée?
fS LES JACOBITES
L'aiTiant aura voulu revoir son adorée.
Allons donc là. D'après ce qu'a dit mon fermier,
Le jeune homme au manteau sort toujours le premier.
Nous le laissons ; et quand l'heure sera venue
Où du réduit d'amour sortira l'inconnue,
Nous l'abordons alors et nous la dévoilons.
LORD FINGALL.
Quoi! Messieurs, vous voulez?...