PROJET POUR UN GROUPE
Dessin de Charles Le Brun
Le mouvement est naturel ; l’expression martiale du visage annonce le bouillant guerrier. Il est vêtu d’une robe et d’un manteau à bordure brodée, ses pieds sont chaussés de cuir ouvragé. Autour de lui, sont épars les bijoux dédaignés. L'œuvre est signée et datée de 1695 ; c'est une des dernières en date des statues du Tapis-Vert.
Après elle vient une Amazone, ingénieuse interprétation de l’antique du Musée du Capitole, par Buirette. On sait que le goût des Anciens n’a jamais consenti À représenter une amazone le sein brûlé ; ici, le sein gauche est découvert et joliment arrondi. Le geste du bras relevé au-dessus de la tête s'explique, dans l'original antique, par une blessure reçue au combat; la restauration suppose que la jeune femme soutient un arc de ses deux mains. La tunique dorienne laisse voir ses jambes longues et fines; ses bras sont nus et, dans cette pose recherchée, elle à un air grave, le regard interrogeant au loin, les traits réguliers sous les cheveux frisés.
La statue suivante n’a d’antique que le sujet; c’est la Didon de Poulletier. La reine de Carthage vient d’être abandonnée par Énée et va mourir. Elle est sur le bûcher, une épée à la main. Sa robe brodée tombe de son épaule, révélant la splendeur de sa beauté:
les boucles de ses cheveux sont