MARRONNIERS
Rigaud
la Colonnade de Versailles. Dans le cahier de novembre 1686, un rédacteur du Mercure galant la décrivait à peine achevée et ajoutait : « Le bois qui l’enferme, avec le treillage qui garnit les tiges des arbres, fait un fond avantageux pour faire détacher l'architecture, et cette pièce, qui est de pure magnificence, se fait autant admirer par la propreté de son travail que par la richesse de sa matière. Cet ouvrage marque que le Roi est le plus magnifique Prince de la terre, et fait voir que le marbre est présentement plus commun en France qu’en Italie... » Au siècle suivant, Blondel louait encore sans réserve ce bosquet : « La richesse des matières, la beauté de son exécution, l'architecture, la sculpture, l'hydraulique y sont mariées avec tant d’art et d'intelligence, que son aspect seul serait capable de donner