GASPARD
Carrey
Peinture de Jacques
Les auteurs de ces termes assez monotones importent peu à notre curiosité. Celui de Lysias, dû au ciseau de Dedieu, est d’une maïtrise Supérieure à ceux qui l’entourent. Les guides anciens rappelaient au visiteur, à l'honneur de l’orateur athénien, l'apologie qu'il avait composée pour la défense de Socrate, défense que celui-ci refusa d’ailleurs avec noblesse. Un dernier sage de la Grèce est le subtil Ulysse, à qui est consacré le cinquième terme; il tient à la main la fleur que lui donna Mercure et qui fut un talisman contre les enchantements de Circé. Nous avions oublié ce détail sans doute ; les lecteurs des Aventures de Télémague ne l’ignoraient point.
La file nouvelle des figures en pied commence
Photo P. d'Aujec. LES ÉLÉMENTS : LE FEU, PAR DOSSIER
Rampe du Parterre de Latone
Marbre sculpté en 1681
rompre la suite de nos statues. Ce sont des orateurs et des sages de l'antiquité, tous maîtres du langage insinuant, tels que Fénelon aurait pu en dresser la liste. Les draperies largement enroulées autour de la taille retombent amples sur le piédestal. Les têtes de ces vénérables personnages sont graves, avec leur chevelure et leur barbe bouclées ; trois d’entre eux tiennent des rouleaux. Saluons le grand orateur grec Isocrate, qui forma Démosthène ; Apollonius, venu de Chalcis pour être le précepteur de l’empereur Marc-Aurèle ; Théophraste, le parleur divin, quitient dans sa main des pavots, car il était l'ennemi du sommeil, disant que la plus folle dépense que l'on puisse faire est celle du temps.
Photo P. d'Arjee. LES ÉLÉMENTS : LA TERRE, PAR MASSOU Rampe du Parterre du Nord Marbre sculpté en 1681
UN BOSQUET DETRUIT : LES BAINS D'APOLLON LOUIS XIV VISITE LE BOSQUET DISPOSÉ EN 1705 POUR RECEVOIR LES GROUPES DE L'ANCIENNE GROTTE DE TÉTHYS
Peinture de J.-B., Martin
par l'Automne, sous les traits d’un jeune Bacchus. D'épaisses boucles mêlées de grappes encadrent son visage ; il est presque nu; un manteau retenu par son bras jette des plis derrière lui, et ses hanches sont entourées d’une écharpe. D'un geste convenu, il |présente une coupe ; à ses pieds, une corbeille est remplie
de raisins. On ne trouve point injuste le comte de Caylus quand il dit que cette statue de Regnaudin « n'est pas un bon ouvrage; elle est lourde, courte et médiocrement composée ». Il faut être d'accord ici avec les critiques du xvur siècle, bien qu'ils nous donnent souvent l’occasion de constater qu’ils sont plus
LE PARTERRE