‹ Les jardins de VersaillesChapitre 74 sur 143 · CÉRÈS OU DE L'ÉTÉ · texte numérisé non relu

CÉRÈS OU DE L'ÉTÉ

Sculpture de plomb par Thomas Regnaudin, mise en place en 167%

à Son corps, s'arrête aux genoux; une ceinture étroite enserre Sa taille; le bras est nu; les pieds sont chaussés de sandales. Les cheveux se coiffent en nœud près du front et sur l'épaule sont jetés les filets de la chasseresse.

Le dernier piédestal porte Arion, qui joue de la lyre, l'air douloureux, les pieds sur un dauphin. Le beau musicien a supplié en vain les matelots de Sicile.

qui vont le jeter à la mer; son harmonieuse lyre n’a pu toucher ces forcenés ; mais, flottant sur les vagues avec son instrument chéri, de ses doigts enchanteurs il en tire des sons si doux, que les dauphins attentifs se laissent charmer et le portent jusqu'au rivage. Raon a compris à sa façon le héros émouvant de la légende grecque; sa robe brodée cache à moitié son corps, qui est celui d'un éphèbe; sa

bouche entr'ouverte, ses yeux de prière donnent un caractère expressif à sa jeune tête encadrée de boucles tombantes.

Quatre de ces marbres étaient commencés dès 1686 : « Le premier, annonçait le Mercure, est le Point du Jour, représenté par un jeune homme, qui tient un flambeau et qui a des nuages à ses pieds et un hibou qui paraît fuir; il est aussi accompagné

Photo P, d'Arjec.

Page 1