Archives Départementales, D
2, C’est la maison d’Ingrande, longtemps occupée auparavant par Me de Chantegain au prix de 240 livres. Elle en avait sous-loué elle-même pour 200 livres à un gentilhomme et pour 30 livres à Mile Bordier, de facon que ce qu’elle retenait pour elle ne lui coûtait que 10 livres : ce dont se plaigpaient fort les Jésuites qui estimaient la location de cette maison à 400 livres.(Archives Départementales. D. 29).
3. Sur cette maison le collège avait droit de prendre chaque année et fête de Saint-Michel la rente foncière de 75 livres par vertu d’une transaction, reçue par Hersant, notaire royal, le 27 octobre 1661, entre les héritiers de feu M. Martin de Meschinet, prieur-aumônier de Bressuire. « Et par laquelle les dits heritiers cedent.au college ladite rente et ce pour demeurer quittes du don et legat de la somme de 1.500 livres pour les causes portées par le testament olographe dudit prieur de Meschinet du 30 mars 1659». Vers le milieu au xvrrie siècle, cette maison ne rapporta plus que 48 livres. Elle fut habitée par la veuve Gauvin, qui devait la rente avec sa sœur Me Simon, supérieure des Filles du Bon-Pasteur, rue Corne-de-Bouc. (Arch. Dep., D. 34).
4. La maison des Hautes-Treilles (paroisse de Saint-Porchaire), « confrontant d’un costé vers le midi à ladite rue, du costé du nord au clos des dames religieuses Ursulines », provernait d’un échange fait avec Mlle de Chantegain, en 16.4, pour les deux métairies du Fouilloux (voir ci-dessus, p. 91, note 1). En 1656, elle était encore habitée par M. Nicolas Chantal et damoiselle Catherine Cosson, sa femme. (Arch. Dép,. D. 29).
5. Serait-ce la maison dite aux Arennes, à cause du voisinage de l’amphithéâtre? Cette maison, provenant de l’ancien domaine de Sainte-Marthe, se trouve comprise dans l’acte de partage fait entre Guillette Girault, veuve de Pierre Boylesve, et François Girault, son frère, par devant M° Tallent, le 7 septembre 1496. Elle était double: l’une fut habitée longtemps par la veuve Coullaud, au prix de 50 sols de rente, l’autre par la dame Boulot, épouse Monin, marchand à Dissais, au prix de 20 livres. (Arch. Dép., D. 34).
Plusieurs autres maisons sises proche le collège du Puygarreau, affermées 40 livres.
2 Le prieuré de Saint-Martin de Liqugé, consistant en une église et corps de logis, en deux métairies affermées au tiers des blés, lesquelles, disait la déclaration, peuvent valoir 300 livres, en un moulin affermé avec le droit de pêche 500 livres, en menues dimes affermées 40 livres. « Nous faisons valoir à notre main les prés, dismes, terrages, les rentes, comme aussi les mestairies des cinq noyers». Les membres dudit prieuré sont : Au/ffigny, affermé 545 livres; Aaboué, 900 livres et 27 seliers de froment; Saint-Remy-sur-Creuse, 485 livres, et le fief de Bonnillet, 195 livres #.
Les charges du prieuré de Ligugé, d’après la même déclaration, sont : les décimes et pensions, 4.300 livres ; pour l’entretien de 3 choristes? et les pensions congrues des vicaires perpétuels#, 1.350 livres, y compris le service de la première
4. Voici, à titre de comparaison, le revenu de Ligugé, tel qu'il avait été établi en 1687. (Arch. Dép., D. 93):
Le moulin et la pesche CUVE. DORE VER MNT - 500 livres HaroiSmerdes Int CHANNEES An EN RTE CUT, 40 Fherbeés deux 2ranqs DÉS es nm. L, (1.200 MORTOULEDAN AE ri rer Cote, ra 5 8 Il y a eu dans les dismes æt terrages 70 pipes de vin à 20 livres 1.400 PINS SNDIDES DOUTHIESVATIe ISERE D 180 Lesiterrages etdismes de Rüffignye re ? 0. os, 580 BESSON A nue NT de mn nr. D 0 à 35 RO TT te de NE die A ein NT qu 1.080 I1 y a eu dans la Touche de Raboué 84 setiers de froment à
6 livres, deduction de 20 qui ont esté pour les semences, reste. 360 RAT DEURHEL ADEME EE NET. 0 Ne pile TU: 54 ROUTE PR EN ee ee etre Dre PAT ONU ne 115 SUN DOI 8 ral RC RE D PO TE in te Er 500 HESNRD OI EIMEeS DER IP ANPOE SR E RR 80 DÉESICDE AE ON TETE. ae eee, en le Me rte Lee Ca Ph NL Ge 30
£ 6.162 livres
* Ce cinquième membre a été omis dans la déclaration de 1693.
2. La communauté de Ligugé était composée : d’un prêtre et de deux clercs ou choristes, dont un revêtu du sacerdoce et portant le titre de desservant. Un Père du collège de Poitiers venait de temps à autre résider à Ligugé pour surveiller l'administration du Frère régisseur, qui en était comme l’économe.
3. Le curé de Saint-Paul de Ligugé, conformément à l'acte de fondation (voir ci-dessus, p. 46), n'avait que le titre de vicaire perpétuel. En 16925, le curé de cette église était Etienne Héraudeau ; il réclama une augmentation de sa portion congrue, mais il se vit débouté de sa demande. Le même curé, en 1642, refusa de faire la procession de la Fête-Dieu à travers les rues du
messe de Saint-Remy; pour les luminaires, visites de l’archidiacre et entretien des églises, 150 livres ; pour les réparations et entretien des lieux, 800 livres; pour la culture des domaines, 900 livres; la rente due pour raison de la métairie des Cing- Noyers et de ce qui en dépend, 260 livres !.
3° Le prieuré de Pamproux, consistant en les bâtiments dudit prieuré, l’église, deux métairies, terrages, dimes, cens et rentes, moulins et fours banaux et autres droits, affermé le tout 2.700 livres :.
Les charges se montent à 600 livres sans comprendre les décimes et les réparations, « qui sont une année portant l’autre » 522 livres *.
4 Le prieuré de la Carte, consistant en une chapelle et plusieurs masures autour, en deux mélairies, deux moulins: dimes et terrages, tant dans la paroisse de Celles que de Turé, le tout affermé 1.196 livres, 70 boisseaux de froment, 85 boisseaux de seigle,80 boisseaux de baïllage.«Nous faisons valoir les bois et les rentes à notre main ». Les membres du prieuré de la Carte sont: Zerruan, qui consiste en une chapelle, cens, rentes, dimes et terrages, affermé 240 livres ; #ontadam, consistant en plusieurs masures, cens rentes, 120 livres; ontereuse, en une masure d'une grande chapelle, rentes et dimes, 40 livres “.
bourg, sous prétexte que les habitants n’avaient pas voulu aller couper des branchages dans la forêt du prieuré. ll fut dénoncé au lieutenant général de la Sénéchaussée de Poitiers par le P. Antoine Champhon, syndie du collège : démarche fort peu canonique et qui prouve le peu de sympathie qui unissait le curé de Ligugé avec les Jésuites.