‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 41 sur 236 · LV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LV INTRODUCTION

négliger de verser les fonds convenus. De là des transactions et des procès sans nombre entre les patrons et le Corps de Ville touchant l'entretien des boursiers. En 1565, le veuve Turquand fut de la sorte condamnée à verser un arriéré de 1,300 livres pour les boursiers du collège de Géléasis”.

Tous ces principaux n'étaient pas riches”. Ils étaient obligés, pour leur subsistance, d'exiger des écoliers autre chose que de l’assiduité et de l’obéissance. Leurs profits cependant devaient ètre assez maigres, car il y avait une foule d'élèves qui ne payaient pas. Les honoraires les plus élevés étaient réclamés aux étudiants de philosophie auxquels on délivrait des lettres de quinquennium*, et à ceux de physique, qui, pour le seul examen de maître ès arts, étaient contraints de payer au moins 50 livres, somme relativement considérable pour le temps, sans compter les gants, les confitures et le festin que devait donner chaque récipiendaire ‘. Beaucoup, à cause de ces grosses dépenses, renonçaient à l'examen. Malesuada fames ! C'est ce qui explique,sans la justifier, la conduite du principal Couillaud, de Montanaris, qui fut accusé de malversations commises dans l'exercice de sa charge : information secrète fut faite contre lui en 1604.

Muis ce n’était là qu'une exception. Les principaux étaient, en général, des personnages notables, également recommandables par leur science, leurs mœurs ou leur piété. C'était souvent un prêtre, maître ès arts ou licencié

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