‹ Les jésuites au Collège d' Autun, 1618-1763Chapitre 14 sur 94 · Reg, capit. fol · texte numérisé non relu

Reg, capit. fol

Id. fol. 502. •— Quelques mois après, ce même Desmolins reçut du Chapitre l'autorisation de quitter le collège d'Autun et « de s'acheminer à Paris, lorsque sa commodité se présentera pour, à la pension de cent livres ordonnée en faveur des jeunes chanoines de leurdicte église, vacquer à l'estude des bonnes lettres en résident en ung collège fameux dont il envoyra ses testimoniale et attestation, j Id. fol. 557.

sur renseignement, ainsi qu'il résulte encore de la délibération suivante, du 18 janvier 1569 : « Ont commis, sur la remonstrance sur ce faicte par Monsieur le syndic de céans, Messieurs Lombard archidiacre d'Avalon, Humbelot, Feaul, de la Fosse et ledict syndic, ceux de la ville et aultres qui pour ce seront à appeller, pour entendre et s'informer de la conduicte et régime du collège de ceste ville*. » Cette vigilance était d'autant pltis nécessaire que, malgré lefe arrêts du parlement, Antoine Destamples continuait à tenir école avec l'appui des officiers municipaux. Sa persévérance à cet égard fut encore l'objet des mesures prises par le Chapitre le 19 avril 1569 :

Ont commis messieurs Ferrand et de la Fosse, leurs confrères, pour entendre de Monsieur le vierg la permission que M'® Antoine Destamples dict luy avoir esté faicte par iceluy contre les arrests sur ce entrevenuz de tenir eschole et faire aulcung exercice d'enseigner la jeunesse, pour après sa response veue y pourveoir selon qu'il appertiendra. 2

Bien que l'évêque, les magistrats municipaux et le Chapitre se fussent enfin mis d'accord pour procéder en commun à l'élection d'un recteur dés écoles, conformément aux termes de Tédit d'Orléans, et que leur choix ait confirmé la situation de Gabriel Madier, cependant Antoine Destamples, soutenu par le parti réformé, ne désarmait pas. Il continuait à tenir école, à contester à son rival le droit d'enseigner et à lui créer des difficultés sans nombre. A bout de force et de ressources, Gabriel Madier pria les magistrats de prendre • sa cause en main et de lui venir en aide. Cette question fat soumise, le 14 novembre 1570, à une assemblée générale des habitants où étaient Philibert Tixier, seigneur d'Ornée, vierg, Jehan Dechevanes, licencié en droit, Anthoine Rolet, Claude Berthault, Mathieu Humbelot, échevins, Nicolas Gorlet et Noël Guynot, procureurs syndics :

Page 1