Reg, capit, fol
desquelles ordonnances faictes au parlement à Dijon mesdits sieurs ont esté receuz opposans pour le regard des articles concernans leur dicte église, et mesme pour la prébende ou revenu d'icelle destinée pour le recteur des eschoUes de ceste ville, ce que requièrent et prétendent avoir les officiers, manans et habitans de ceste dicte ville ^. » La raison alléguée par le Chapitre était péremptoire : on ne pouvait en eflfet priver un chanoine de sa prébende pour assurer l'exécution de l'ordonnance d'Orléans. Il fallait attendre que le temps ait fait son œuvre et que la mort ait produit un vide. Mais c'était le motif d'un simple ajournement dont la fin ne laisserait au Chapitre aucune cause légitime d'opposition. Il fallait donc attendre, et de fait on attendit assez longtemps.
La question de droit réservée, le Chapitre se montra plus accommodant sur le terrain des faits. C'est ainsi que, par délibération en date du 9 mars 1565, il accorda (c à maistre Gabriel Madier, principal et modérateur des escholles de ceste ville, la somme de cinquante livres, laquelle de grâce spéciale luy ont octroyée pour le debvoir qu'il faict de bien et fîdellement instruire et régir ses disciples, avec ses regens et pédagogues, en la foy et soubz Tobeyssance de l'église crestienne, catholicque et romaine, comme aussi en considération des pertes et dommages qu'il a souflfert l'année passée pour raison de l'absence de ses pensionnaires s'estentz retirez de ceste ville à cause des dangers de peste et pour l'espoir aussi qu'ils ont dudict Madier de bien en mieux continuer le debvoir de sa charge et administration. » ^
Pendant ces querelles, la peste, qui sévissait à Autun en 1565, dispersa les maîtres et les écoliers qui se retirèrent à la campagne où l'enseignement put être continué avec un danger moindre que dans la ville, moyennant un supplément de pension de cent sols tournois par an. A l'assemblée capitulaire du 21 août, Barthélémy Saulnier, chorial de l'église,