PROLEM DAT JOVE DIGNAM
(domine on peut dire que l'aigle fait des petits dignes de Jupiter, qui est le plus grand des dieux, puisque nous apprenons de la i'able que cet oiseau a esté choisy pour le servir, l'accom-
Ai'i'i-:.M)i(;i:s et imkcivS justificatives. 307
|)iijfiu'r et porlcr la foudre, de inesine M""' la l)au|iliiiii', en doiinaiil naissance à M*^' le duc di' Bour;[o;;ne, donne au plus grand roy du monde un iils qui sera un jour di(jne de l'acconipayner dans Idulesses entreprises et dijjne enfin de porler partout la terreur de ses armes. On a trouvicette devise très-belle. Elle est de M. l'abbé Tallemant le jeune.
I,a ville de Rouen ayant clianjjé ses armes, et pris un navire an lieu du manteau ([uelle porliiit, a lait aussi battre des jetons. Ils ont esté {jravez par M. Loire.
Il me reste à vous parler des jetons (jue les ajjens de change et Banque de Paris ont t'ait graver cette année pour leur communauté. On y voit d'un costé la Bonne-Foy, ayant à ses costez la Renommée et TAbondance. Ces paroles sont autour :
VTRVMQVE TVETVR IN VNA,
pour l'aire conuoisire que, par le moyeu de la bonne foy qui règne dans le commerce, ou couserve l'abondance et la réputation. La Prudence est sur le revers, avec des perles, pierreries et autres richesses auprès d'elle, et ces paroles : ET SERVAT ET AVGET. L'application en est aisée. [Détails sur la Compagnie dts agents de cliange.)
Je vous av dit la dernière fois, eu vous parlant des jetons du Trésor royal, qu'il eu falloit deux mille six cens d'argent, j'ay dû vous dire vingt six mille.
{Mercure galant . février i683, page i(53.)
.l'ay accoutumé de vous envoyer dans ma lettre de janvier une planche des jettons de chaque année. Comme je les ay eus fort tard celle-cy, j'ay esté contraint de la reculer d'un mois.
Le Trésor royal.
Le soleil qui élevé des nuées, qu'il répand en pluyes sur la terre, avec ces mots :
INTACTAS REDDIT.
Les nuées sont la matière des pluyes, et les piuyes qui rendent la terre féconde, en peuvent estre nommées les richesses. Ainsi, comme le soleil amasse les nuées et les rend à la terre sans en rien retenir, et sans y toucher, pour ainsi dire, ces mesmes paroles peuvent s'appliquer à l'illustre magistrat, à qui le Roy a confié le soiu de ses finances, et qui les administre avec une intégrité et un désintéressement qui ont peu d'evemples. Ce jelton, et les quatre suivans ont esté gravez par M' Rottier. Ces paroles sont au bas dans l'exergue, y£RARII REGll CAL- CULUS.
L'extraordinaire des guerres.
Un nuage épais d'oiî il sort des éclairs, et qui enferme une tempeste avec ces mots :