‹ Les jetons de l'échevinage parisien;Chapitre 185 sur 231 · DULCIUS VIVIMUS · texte numérisé non relu

DULCIUS VIVIMUS

Nous vivons sous un règne plus doux. Le S' Mavclot, graveur de S. A. R. Mademoiselle, a gravé

ce dernier jeton.

(Mercure galant, février 168/1, p. 36a et suiv.)

Je vous envoie les nouveaux jeltons que j'ay accoustumé de faire graver au commencement de chaque année. Je ne vous en donne point d'explication. Leurs devises les font assez connoistre, et il suflit mesme, pour cela, de ce qui est marqué dans l'exergue de la plus grande partie. D'ailleurs, l'habitude que vous avez à les voir depuis dix ans que je vous les envoyé vous fait entendre aisément ce que je me dispense aujourd'huy de vous en dire. Ainsi je ne vous parleray que d'un seul de ces jetions. C'est le dernier de l'estampe. Les confrères porteurs de la châsse de Sainte-Geneviève-du-Mont l'ont fait faire ; et, comme je ne vous en ay point encore envoyé de ce corps-là, je croy devoir expliquer ce qu'il représente. D'un costé est la figure de cette sainte, au devant de la Ville de Paris, dont elle est la protectrice, comme les mois qui sont autour le font connoistre. On voit au revers la procession de Sainte-Geneviève, dans laquelle les porteurs paroissent avec la chasse sur leurs épaules. Plusieurs malades qui recouvrent la santé sont au devant de la châsse. La devise marque la satisfaction des porteurs de cette précieuse relique. Elle est exprimée par ces paroles qu'a fournies M. de Santeuil , chanoine régulier de Saint-Victor -.

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