COLLECTION DE JETONS \ VENDRE
Le sieur de Biégny, bourgeois de Pari.'^. donne avis au pul)lic qu'il s'esl altaché depuis plusieurs années, avec beaucoup de soins et de recherches, à faire une collection d'environ 3,5oo jetions de cuivre, fort curieuse, dont la plus grande partie sont à fleur de coin.
Sçavoir, ceux qui concernent l'Eglise et le cierge', ceux des Rois, Reines, Princes et Princesses de France, depuis près de /loo ans; des Rois, Reines. Princes et Princesses e'trangers; ceux des Officiers de la maison du Roi et de la Reine; des Ducs et Pairs et Maréchaux de France, et des Chanceliers, Gardes des Sceaux et Ministres d'Etat; du Trésor royal, de l'Oidinaire et Extraordinaire des Guerres; de la Marine, des Galères, de la Chambre aux Deniers du Roi, des Parties casuelles et de tous les domaines du Roi; de l'Artillerie de France; de toutes les Cours souveraines et autres; des Prévôts des Marchands et Echevins de la Ville de Paris et de Lyon, et ceux des pays d'Etats et des Maires des villes du Royaume ; des Intendans et Maîtres des requêtes, Trésoriers et Contrôleurs; une très-grande quantité de jettons armoriés de toutes les grandes, anciennes et illustres Maisons et Familles de France et autres; jettons de l'Université, Faculté de médecine et des arts et métiers; autres sur un grand nombre d'événemens singuliers de l'Espagne et de la Hollande; des portraits de vénérables personnages, bien ressemblans, en jettons; et quantité d'autres très-curieux, dont on ne peut l'aire le détail.
Le sieur de Blégny y a ajouté une suite de tous les Rois de Fi-ance, depuis Pbaraniond , jusques et y compris le règne de Louis XiV ; sur les revers se trouvent le commencement du règne de chaque Roi, ses actions les plus remarquables, leur race et la durée de leurs règnes. Les curieux qui voudront acquérir cette suite de jettons, s'adresseront au sieur de Blégny, qui demeure en la maison faisant le coin des rues des Nonnains d'Hières et de Joui, près l'hôtel d'Aumont.
{Journal de Verdun, décembre 1743, p. 4()2, '468.)
Le Roy regarda comme un avantage pour la nation, lestablissement d'une Académie qui travailli'roit aux Inscriptions, aux Devises, aux Médailles, et qui répandroit sur tous ces nionumens le bon goust et la noble simplicité qui eu font le véritable prix
On commença à faire des devises pour les jettons du Trésor royal, des Parties casuelles,
des Bastimens et de la Marine; et tous les ans on en donne de nouvelles (P. 9.)
La (Compagnie commença aussi à faire des devises pour les jettons de l'Ordinaire et de
l'Extraordinaire des Guerres, sur lesquels elle n'avoit pas encore esté consultée. (P. 6.)
''' Le Mercure de France annonça aussi la vente de cette collection (voir notre Introduction, p. m).
ai>1'I':m)I(;i-:s 1':t pikces .iustificativI'S. 379
i:\TliVIT 1)1 UÈGLKMEXT OltDOiNM': l'\H LK \U)\ l'Ol 11 l/ACADKMIH ItOVALE DES I.NSCIUI'TIOAS ET MÉDAIIJ.KS.
{ i() jiiillcl 1701.)
AiiT. XX. Ladite Acadt'inic estant |)rinci[)alcmeut eslabiie pour travailler aux Inscriptions el autres monumens qui ont esté l'ails, ou que Ton pourra faire, pour conserver la mémoire des hommes céièljres et de leurs belles actions, elle continuera de travailler à tout ce <jui regardi; lesdits ouvrages : tels que sont les statues, les mausolées, les épitaplies, les médailles, \eajeUoHs, les inscriptions d'édifices publics et tous autres ouvrages de pareille nature (P. i3.)
Art. XLl Le Trésorier aura en sa garde tous les livres, meubles, médailles, marbres,
jetions ou autres curiosilez, ap[)arteuant à l'Académie: loisqu'il entrera en charge, le Présid(Mil les luv remettra par inventaire, et, au mois de décembre de chaque aimée, ledit l'ri'sident recolera ledit inventaire pour l'augmenter de tout ce qui aura esté ajouté toute rann(''e. (P. 18.)
{Histoire de l'Académie des iiiscriplions et belles-lettres. I. I.)
d1':visiî;.s, insciîH'tions et médailles faites par l'academie.
On a veu , au commencement de cette Histoire, qu'avant le renouvellement de 1701, lorsque l'Académie n'estoit encore composée que de sept ou huit personnes, il n'y avoit, pour ainsi dire, qu'un travail commun, el qu'un(; grande partie de ce travail consisloit à fournir chaque année les devises qu'on demandnit pour les jettons du Trésor royal, des Parties casuelles, de l'Ordinaire et de l'Extraordinaire des Guerres, des Bastimens, de la Marine et des Galères; à faire des inscriptions pour les édifices publics que le Roy faisoit construire, ou pour les monumens que les peuples élevoient à l'honneur du prince; à faire des médailles sur les principaux ('véuemens de son règne; des descriptions historiques de ces mêmes événemens, etc.
Quand la compagnie eut été augmentée jusqu'au nombre de quarante Académiciens; que la littérature grecque et romaine, l'histoire ancienne et moderne fut devenue le principal objet de l'application de l'Académie et des travaux particuliers de chaque Académicien, le travail commun des desises, des inscriptions et des médailles, loin de cesser, devint au contraire plus estendu qu'il ne l'estoit auparavant; parce que la Gonqjagnie estant plus connue, plus nombreuse et surtout plus autorisée, on continua h luy demander, non-seulement toutes les choses de ce genre qui avoient rapport au Roy ou au public, mais qu'elle fut encore consultée du fonds des provinces par les villes et par les [larticuliers qui avoient quelque goust, souvent même par les estrangers.
Ainsi, depuis le renouvellement de 1701, l'histoire du Roy par médailles, qui estoit trèsavancée, fut suivie et imprimée à la fin de la même année; et depuis cette impression, on a fait de semblables médailles sur les autres événemens mémorables du règne de Louis le Grand jusqu'à la mort de ce prince, et l'on espère donner bientôt au public une édition nouvelle el complelte de cette histoire.
Outre les jetions du Trésoi' royal, des Parties casuelles, de l'Ordinaire et de l'Extraordinaire des Guerres, des Bastimens, de la Marine et des Galères, il s'est passé jieu d'années où l'on
:}80 LES JETONS DE L'ÉCHEVINAGE PAIilSIEN.
ait (Micoie demaïuh' à ia Compagnie des devises pour ceux de Madame la duchesse de Bourgogne, daupliiiie, pour ceux de la Ville de Paris, de l'Artillerie, de la Chambre aux Deniers, des Menus plaisirs, de l'Argenterie, etc.
En 1701, l'Académie donna une inscription qui lui l'ut demandée par M. Le Peletier de Souzy, |)0ur la grande porte de Bayonne que l'on construisoit à neuf, et que l'on élevoit en manière d'arc de triomphe
(Ici se trouvent mentionnées les demandes diverses des provinces et de l'étranger à lAcadémie des inscriptions et belles-lettres )
On pourra quelque jour donner au public un recueil de toutes ces devises, inscriptions
et médailles arrestées dans l'Académie, niesme de celles qui y ont esté faites avant le renouvellement de 1701; et de ce seul amas pourront naistre à cet égard des règles plus seûres que la pluspart de celles qu'on a veuës jusqu'icy dans différens ouvrages particuliers sur cette matière.
11 sulïït, quanta présent, pour la fidélité de l'histoire, d'avoir indiqué d'une manière un peu circonstanciée, cette partie du travail commun de l'Académie, afin qu'on ne luy impute pas quelques traductions de la même espèce, qu'elle est bien persuadée que les connoisseurs n'auront pas confondues avec ses ouvrages. Ce doit estre aussi un agrément et une satisfaction particulière pour bien des gens, de voir, par ce détail, que, pour peu que les choses qu'ils auroient à demander vaillent la peine d'eslre travaillées ou examinées par les Compagnies, elle se fait toujours un devoir et un plaisir d'y donner des soins.
{Histoire de l'Académie des i'/«cri//(iV/Hs et beUes-lenres , t. t", imprime- en 171 7, p. Saâ-S-jS.)
En l'année 1711 , la Compagnie a travaillé, de mesme que dans les années suivantes,
aux devis des jetions du Trésor royal, des Parties casuelles, de l'Ordinaire et de l'Extraordinaire des Guerres, de la Marine, des Galères, etc. (P. 3 10.)
En 171/1, on uefitguère, en ce genn;, que les devises ordinaires des jetions, et quel(|ues
épitaphes. (P. 3i 1.)
En 1716, on fit, outre les jeltons ordinaires, de nouvelles devises pour ceux de l'Argenterie, des Menus plaisirs et des Ecuries de Sa Majesté. (P. 3i 1, 3iQ.)
(Hislnire de l'Académie des iiiscrijilions cl helles-letlres , t. III. )
Dans le cours des années dont nous donnons lliisloire, TAcadémie a continué de travailler régulièrement aux devises des jeltons du Thresor royal, des Parties casuelles, de l'Ordinaire et de l'Extraordinaire des Guerres, delà Marine et des Galères (P. 3Gi.)
{Hislnire de l' Académie des inscriiilirms et belles-lettres, l. V.)
t)n a \u, par les volumes précédents, el il sera désormais inutile de le répéter, que l'Académie fournit tous les ans de nouveaux sujets de jeltons pour le Thresor royal , les Parties casuelles et les Bastimens du Roy, de mesme que pour ceux de l'Ordinaire el de l'Extraordinaire des Guerres, de ia Marine el des Galères. On commença, en 1796, à en fournir pour les jetions de la Maison de la Reine, qui, ne devant être distribués que dans les premiers jours de l'année suivante, 1727, en portent In date.
L'espérance que l'on conçut en 1728 de la naissance d'un Dauphin engagea MM. les
Prévost des Marchands et Échevins de la Ville de Paris à demander d'avance à fAcadémie le projet d'un feu d'artifice, avec toutes les inscriptions, devises, emblèmes el médailles dont ils .souhaitoieiit l'accompagner, el l'Académie y travailla (P. 359.)
{Histoire de l'Académie des inscnjitions et belles-lelires , 1. VII.)
AIM'KMJICKS KT l'IKCKS .) I STI KIC \T1 VKS. :{8I
Le |)iililic l'.sl sullisMiiiiiH'iil |if(''\ciiii (|iir rAc;iii(MmV rminiil Ions les ;iiis de iKiincaiix sujets dt; jcllous pour lu Maison de la Heine, pour les iJépaiieniens cl(^ l'Orcliiiain» et de l'Illxtraordinaire des (iueires, de la Macint; el des (îalèros, du Trdsor royal, des Parties casuellt^s et des liasti- Miens du l{o\.
On l'oiirnil encore des devises à <li\ei'ses (;oni|ia;;nies el (ioninninaulez, (|ui depuis (pie
le ;|oùl el la connaissance, |)eul-eslre aussi le luxe de l'espiil se sont inullipliez, \eulont avoir des jetions particuliers, pour leur ser\ ir d'honoraire ou (U\ droit di; présence;, aux réceptions, aux cliangeniens d'officiers et autres occasions sendjlahles. Les Huissiers priseurs, les OHIciers de piuls et (pu'hpu's autres en deuiaiidèreni (P. ■!/i3.)
( llnl„„r ,1,' l'ArwIrmir ,!,■>: ,„srni,li.w.s H hHI<:s-l,'lln:s . I. l\. )
En 1733. on donna de nouveaux sujets de jetions pour (piei(|in's Couipajpii'js, entre
autres pour les Officiers du jfuet à cheval, dont les c<iinniissions \erioient désire mises en charpe. (P. iliti.)
{Ilistiiiri' lie r [vudi'nnii' des iiiscnjihiiiis el lietlex-lelires , I. Xt.)