‹ Les jetons de l'échevinage parisien;Chapitre 29 sur 231 · I • LE • CONTE • ESCHEVIN • ET • BOVRGOYS • DE • PARIS · texte numérisé non relu

I • LE • CONTE • ESCHEVIN • ET • BOVRGOYS • DE • PARIS

Ecu armorié eu cartouche, flanque' de ia date 1580. Ecarleié : au i" et au 6'', d'argent à la bande d'azur accompagnée de six roses de gueules rangées en orle; au 2° et au 3^ d'or à trois fasces d'azur, au bâton écoté de gueules posé en bande et brochant sur le (oui. — Grè'netis.

R. * NAVEM • lACTANTIBVS • VNDIS •

Armes de Paris occupant le champ entier, le vaisseau voguant à droite. A l'exergue, sous un trait : • 1 5y2 • — Grènetis.

Conf. Collection d'Affrv.

A la Bibliothèque nationale se trouve un jeton semblable, avec le revers suivant :

R-. * HyïC • CAPIT • VNITOS • NAVIS • PELLITQ . REBELLES Ecu aux armes de Paris, dans une couronne de laurier. — Grènetis. Conf. Collection de la Bibliothècpie nationale.

Dans la collection d'AflVy se trouve une troisième pièce, qui. portant la même empreinte au droit, donne, au revers, la légende suivante :

R'. REMIGIO • FLVCTVS • SVPERANS •

Armes de la Ville de Paris remplissaut tout le champ; le vaisseau est conlourné. A l'exergue : •LVTETIA-— Grènetis.

Conf. Gollectinu d'Adry.

Ces trois revers ont été employés pour les jetons banaux n"' aS, Sa et 87.

Bore! écrit le nom de cet échevin Le Comte; il lui donne pour armoiries : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois croissants d'argent; ce qui est une confusion de deux familles.

Jean le Conte, deuxième fils de Charles, maître charpentier du Roi, quartinier dès 1 569 , remplissait encore ces fonctions en 1 G 1 0 , et les garda, probablement, jusqu'à sa mort. Il fut élu trois ibis échevin de Paris, en 1578, en 1087 et en lôgi, mourut le 3 avril i6i3, à 72 ans, et fut enterré à Saint-Mcolasdes-Champs, dans une chapelle dont il avait obtenu la concession en 1587. L'épitaphe de sa femme, Catherine Desmarets , l'intitule : Noble iiomme, .1. le Conte, vendeur de poisson de mer.

Les vendeurs de poisson de mer étaient des agents spéciaux, dont le service avait beaucoup d'analogie avec celui dont sont aujourd'hui chargés les facteurs sur les marchés en gros. Ils opéraient la vente de la denrée, qui devait toute passer par leurs mains; ils payaient comptant les mareyeurs; ils veillaient à la bonne qualité et à la bonne livraison de la marchandise, ainsi qu'à la stricte exécution des règlements édictés par l'autorité. Créés en 1 2 54, les vendeurs ont d'abord été élus par les marchands de poisson; puis un arrêt du Consed, de mars i5i3, disposa qu'à l'avenir ils seraient nommés par le Roi, en titre d'office. Ces postes, auxquels était attribuée une redevance basée sur les quantités de poisson vendues, étaient lucratifs et recherchés.

Voir Généalogies mauu.icritcs; Manuscrit d'IIoiicr ; }. i\\i\iren\, Le théâtre tics antiqtiile: de Paris, [). 1029. io:Jo, loS;); Ordonnances royaux, p. 5a3, 696, 5aG; D. Félibien cl D. Lobineau, t. V, p. '196. 5o3; l'abbé Lebeuf, t. II , p. 260; Delamare, rraité de la Police, t. Ht , p. 1 5o et suiv.

JETONS ET MEDAILLES DES PREVOTS ET EGHEVINS. /i3

M • L • D • NVLLY • COS'! DESTAT • PREV • D • MARCHANTS

Ecu armori(!, surmonté d'un cas(jue de profd, garni de ses laniljre(juins et ayant pour cimier un rygne naissant. De gueules, à la croix florence'e d'or, cantonnée de quatre bilieltes de même. — (îrènetis.

I^^ CONCVSSVS • SVRGO •

Ballon qu'un dextrochère, sortant des nuages, l'ait rebondir sur le sol. A l'exergue : 1)85. — Grèuetis.

Conf. Collections de la Ville et d'Affry.

Le sens de celte devise est que, dans l'adversité, il faut faire preuve d'énergie.

Etienne de NullY, prévôt, 158'2-1586. D'abord conseiller au Parlement de Bretagne, il fut nommé, le 28 février 1669, premier président des Aides, en remplacement de Pierre de la Place, révoqué comme suspect de l'aire profession de la religion réformée. Ce dernier, s'é tant justifié de cette imputation, fut réintégré en décembre 1870; il n'en fut pas moins massacré à la Saint-Barthélemv (ai août iS-ya), et, le 3 septembre suivant, Nully reprit le poste de premier président, qu'il occupa jusqu'au 2 décembre iSgi, époque à laquelle il fut pourvu, par le duc de Mayenne, d'un office de président au Parlement de Paiis. Henri \^ ne le maintint pas lorsqu'il réorganisa la Cour, en iBgS.

Nully représenta le Tiers auxEtatsdelîlois,en 1 588, et à ceux de Paris, en lôgB.

C'était un ardent catholique, et il fit partie du Conseil des Quarante créé par la Ligue en janvier 1589. Il était, en outre , grand amateur de livres, et l'on recherche encore, pour leur reliure, les exemplaires qui lui ont appartenu; mais il était peu scrupuleux quand il s'agissait d'augmenter sa collection. En iBgi, il s'empara de plusieurs livres et manuscrits provenant de la Bibliothèque royale, et ce ne fut pas sans peine qu'il se résigna à en faire la restitution, au commencementde logi.

Il a fait commencer, en i583, le grand regard des eaux de Belleville, qui n'a été terminé qu'en i6i3.

Voir J. du Breul , p. loat); Ordonnances roijmix, p. 628; Tablettes de Thémis, t. III, p. 182; D. Fe'libien et D. Lobineau, t. II, p. 1 178, i2o5, 129g; t. V, p. 3io; Le Roux de Lincy, Histoire de l'Hôtel de Ville j 9.' part. p. 2^5; Poirson, Hist. du règne de Henri IV, t. III, p. 789.

# lEH • D • LOYNES • CONS • ET • ESCHEVIN • D • LA • V . DE • PARIS

Caiiouche orné, chargé d'un écu armorié. Coupé, au i" de gueules, à la lasce gironnée d'or e\. d'azur de six pièces, côtoyée de deux bàtous vivres, contre-vivrés d'argent; au 2° d'azur, à sept besants d'or, Ix, 3. — Grènelis.

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