‹ Les jetons de l'échevinage parisien; documents pour servir à une histoire métallique du bureau de la ville et de diverses institutions parisiennes, recueillis par feu A. d'Affry de la Monnoye, avec une table analytique et deux séries de pièces justificatives réunies, coordonnées et annotées par le Service historique de la ville de ParisChapitre 113 sur 208 · RECEVEURS GENERAUX DES PAUVRES DE PARIS · texte numérisé non relu

RECEVEURS GENERAUX DES PAUVRES DE PARIS

Pendant longtemps l'administration des pauvres de la Ville fut confiée au Prévôt de Paris, assisté de quelques membres du Parlement. Mais, par une ordonnance du 7 novembre i5/ii, François]" attribua ce service au Prévôt des Marchands et aux Échevins, se fondant sur cette considération qu'il était raisonnable que l'entretien des pauvres de la Ville fût confié à ceux qui avaient le gouvernement et l'administration de ses affaires.

Le Parlement, par arrêt du 19 du même mois, organisa le service.

Le Bureau des pauvres, ainsi créé, se composait de six membres du Parlement, de six avocats, d'un conseiller à la Chambre des comptes, de deux chanoines de la

JETONS DES OFFICIERS DE LA VILLE

Sainte-Chapelle ou de Notre-Dame, de Irois curés de Paris, de quatre procureurs au Châtelet et de seize notables bourgeois de diverses paroisses désignés par les marguilliers; en outre, un receveur des pauvres était choisi parmi les bourgeois les plus riches. Ce receveur était d'abord élu pour une année; mais on recoiniut bientôt que cette période était trop courte, et que le titulaire quittait ses fonctions lorsqu'il était à peine au courant des atïaires; en conséquence, un arrêt du Parlement, du 12 décembre iSôg, disposa que le service de cet agent durerait à l'avenir deux années. On peut consulter, pour plus de détails. Du Breul. qui contient à ce sujet tous les renseignements désirables.

Ainsi que nous allons le voii', des jetons, en assez grand nombre, ont été fi'appés par les receveurs des pauvres, jusqu'à la fin du xvn"^ siècle.

Le classement de cette série a offert des didicultés sérieuses et ne présente pas une certitude complète, les pièces n'étant pas toutes datées. 11 y avait chance de trouver, dans les archives de l'Assistance publique, des documents propres à éclaicir la question; mais les dossiers relatifs au grand Bureau des pauvres sont très-incomplets et ne constituent en réalité qu'un résidu; ils n'ont donné de renseignements qu'en ce qui concerne Chuppin et Simonel. Il a fallu s'en tenir aux éléments de classements découverts çà et là , en prenant pour guide principal le type des revers, qui présente trois variétés dans la composition des armoiries.

* lEHAN • DE • BRAY • RECEPV! GNAL • DES • PAVVRES

Ecii armorié, surmonté de ta date: i5)9- De gueules, au clievron d'or vidé et rempli d'azur, ciiargé de trois croisettes d'or et accompagné de trois roses d'argent. — Grènelis.

IV * BEAT9 QVl TtELLIGIT • SVP • EGENV • ET • PAVPERE

Saint .leaii del)out tenant l'agneau dans ses bras. — Grènetis, fdet.

Conf. Collections de la Ville et d'Aiïry.

Borel dit que le chevron est rempli de gueules, autrement dit cléché.

Jean de Bray fut Échevin de i566 à i568. En i5G6, d était commissaire du gouvernement de la Maladrerie de Saint-Lazare.

Voir Benumont.

PROSPERATVM • EST • OPVS • IN • MANIB' EIVS

La Ville de Paris, représente'e par une femme couronnée, assise sur des nuages rayonnants prend la manne dans des corbeilles que tiennent des anges placés à ses côtés et la répand sui' la cité : on distingue l'église Notre-Dame, les ponts au Change et Saint-Mirliel couverts de maisons, etc. A l'exergue : CHARITAS • PARISI 1584. — Grènetis.

Pv. • FLVCTVAT • NEC • MERGITVR • Armes de la Ville remplissant tout le champ. A l'exergue : • LVTETIA • — Grènetis. JK. Bihlioliièfjue nationale. Conf. Collection d'AHry.

Cette dei'iiièie colleclioii i-eniernie un exeniplaiiT présentant au droit quelques diflerences, et un autre oh le mot LVTETIA, du revers, n'est pas compris entre deux points.

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