IS
Mi'mc li'jfciuli'. Va ri l' lé de roiii. A Texorgue, sous un liail : i',y4- — Grôiictis.
R.. ^ DENTE • TENACI • ANCHORA • FVNDAVIT • Type (les [;r('C('(lc'ii(s. — Grènclis.
Conf. Colleclions de la Ville et d'Affry.
* NAVEM • lACTANTlBVS • VNDIS
Type des [in-ri'dpiils, innis varié de coin; l'ancre, que l'on voyait à l'avant du vaisseau, a di.-;jiaru. A lexerguc, sous nii Irait : 1576. — Grènetis.
Pv. * DENTE • TENACI • ANCHORA • FVNDAVIT .Mèuic tvpe. — Grènetis.
(Idiif. Coliection d'AllVy.
#■ NAVEM • lACTANTlBVS • VNDIS Type varié des précédents. A i'exer<jue, sous un trail : 1577. — Grènetis.
R'. * DENTE • TENACI • ANCHOR • FVNDAVIT Type send)lal)le aux précédents. — Grènelis.
(lonf. Bihliollièque nationale; Collection de la Ville.
.IKÏONS BANAUX.
# NAVEM • lACTANTIBVS • VNDIS Type varié de coin des pre'cédents. A l'exergue, sous un Irait : 1579. — Grènelis.
R'. 5- DENTE • TENACl • ANCHOR • FVNDAVIT Type semblable aux jetons qui précèdent. — Grènetis. Conf. Collection d'Affry.
jV 31.
# NAVEM • lACTANTIBVS . VNDIS
Le champ est rempli par les armes de la Ville; le vaisseau, qui vogue à droite, est de lornie antique; il est armé d'éperons à son avant et il est garni de pavois; son seul niât est surmonté d'une hune crénelée, à laquelle est attachée une flamme à double queue, chargée de trois fleurs de lys. A l'exergue, sous un trait, se trouvent deux branches de laurier passées en sautoir et réunies par un nœud. — Grènetis, fdet.
R-. PRVDENTIA SVSTINET VRBES
Minerve debout, la tête casquée, vêtue d'une longue robe qui ne la couvre qu'à partir de la ceinture et d'un manteau passant sur l'épaule gauche; de la main droite elle tient une hallebarde enlacée d'une branche de laurier, et de la gauche la représentation d'une ville, au-dessous de laquelle se trouvent le mot grec nOAJOTXOS, inscrit en dedans de la légende latine, avec la- (juelle il est concentrique. A l'exergue, sous un trait : 1^80. — Grènetis.
Conf. Collections de la Ville et d'Aflry.
Il existe une variété de celte pièce, sur laquelle, au revers, les mots des lé-, gendes sont séparés par un point.
\Bvvri TSo'Xiovxps (Minerve prolectrice de la ville). La léjjende t\u revers l'ail peut-être allusion à l'ordonnance deBlois, rendue en 1579.
* H/EC . CAPIT • VNITOS • NAVIS • PELLITQ • REBELLES
Ecii aux armes do Paris, renlermé dans uno couronne formée de deux branches de laurier. Le vaisseau est conlouriK". — Grènetis.
Pv. VNVS • DE\S • VNVS • REX • VNA • FIDES • VNA • LEX
Femme ailée, soulenant de la main droite nne couronne à ranti([ue. et de la gauche une lyre, assise sur des nuages et environnée d'étoiles : au-dessus se trouve un d'il rayonnant, au-dessous le mot VNK). — A l'exergue, sous un trait : 1 581. — Grènetis.
r.onl'. Collections de la Ville et d'AfTry. Voilà (les déclai-ations do fiilrlilé ([uc les faits ne tanlei'oiit pas à démentir.
i^ FLVCTVAT • AT • NVNQVAM • MERG1T\ R
Vaisseau voguant à droite; battu par les quatre vents du ciel, il est soutenu par une main sortant des nuages. — (irènetis.
Pv. * OPPRESSA • SVRGO
Palmier avec des rejetons. A l'exergue : 1^81. — Grènetis.
A\. lïibliollièipii; nationale.
1580. Des maladies épidéiiii(|iies avaient décimé la \ill(> pendant lédé; mais I automne lut magiiiri(|ue, et d'ailleui's la population se consolait de toutes ses misères, en voyant le succès des armes du lioi contre les ieli^;ionuaires. (Voir D. Félil.icn, I. II. p. 1 i/ia.)
Mi'nics type et légende qu'an numéro préci-dent.
R'. # RERVM • PR\'DENTIA • C\STOS
Tête de Méduse. — Grènelis.
.R. Bibliotliè(|iie nationale,
Tvpe du n" 3i .
N.-WEiM • lACTANTIBVS • VNDIS
R. ARGENTEA • PALLADIS • .€TAS ■
Minerve plongée dans les eaux jusqu'à mi-corps; elle tient de la main droite une hallebarde entourée de lauriers; elle a un bouclier au bras gauche; au-dessus d'elle est un nuage d'où s'échappe une pluie d'argent. A l'exergue : 1 583. — Grènelis.
A\. Bibliotlièi[ue nationale.
Mêmes type et légende qu'au n" 32.
R. * FI DE • ERG A • REGEM Char traîné par deux licornes revêtues de housses: dans ce, char est la représentation de la
20 Li:S JETONS DE L'ÉCHEVIiXAGE PARISIEN.
Ville, derrière Infiiielie est assise, sur un siège élevé, une femme demi-nue, tenant dans la main droite une ronronne et dans la main gauche une palme. — A l'exergue : 1585. — Grènelis.
Conf. Collections de la \'ille et d'Affl-y.
La Ville veut témoigner sa fidélité au Roi, au uiilieu des passions furieuses qui se déchaînaient contre ce prince.
Mêmes types el légende qu'au n" 3'2.
1\'. REAIIGIO • FLVCTVS • SVPERANS
Armes de la Ville remplissant le champ entier : le vaisseau , qui est contourné, est muni de trois mâts; il a une dunette fort élevée el un grand éperon. A l'exergue, sous un trait : LVTETIA. — Grènelis.
(lonf. (lollection d'AflVv.
Droit sendilahle au revers du jeton qui précède.
W'. ET • FLOREBIT • QVASl • LILIVM
Femme assis(>, soutenant par la Irabe une ancre posée sur un cuhe. dont la stangue esl enlacée de deux hranches de lis fleuries; elle lève les yeux vers un soleil rayonnant au-dessus ttelle. A l'exergue : 1^8-; — Grènetis.
dont'. Collections (le la Ville et d'AfTry.
La léjjcnde du revers n'est autre chose ijuune prièi'e. insén-e dans (piehpies rituels. j)()ur ohlenir (|ue Dieu donnât un hls à Henri III ( 1 Ô(S/i ).
JETONS BANALX.
• FLVCTVAT • NEC • MERGITVR •
Armes delà Ville reiiiplissaut tout le champ : le vaisseau vogue à gauche. A l'exergue, sous un Irait : LVTETIA. — Grènetis.
Même i-evers qu'au préce'deiit, avec cette différence que la légende commence et finit par un point. — Grènetis.
Conf. Colieetions de la \ ille et d'xVffry. Il existe de ce revefs dilTéi-entes vai'iélés sans impoiiance.
Cette devise, qui, depuis i853, a été adoptée par la Ville, a été l'objet de diverses notes insérées dans une revue périodique, et ayant pour but d'en rechercher la date et l'origine.
A cette occasion, M. l'abbé V. Diifour a rappelé que, selon M. Petit de Julieville, les mots Fluctuai nec mergilur auraient accompagné i'écu municipal depuis le wi'' siècle. Cette assertion n'est pas neuve; déjà, en 170.7, le président Durey de .\oinville, dans son travail sur les fleurs de lys, attribue cette devise à Paris. Mais l'attribution n'est pas exacte : on ne connaît, du moins, aucun document i[Lii la justifie. Si, à l'Hùtel de Ville, dans le tympan intérieur de la porte principale, envoyait, au-dessus d'une inscription datée de i(>o8, I'écu parisien acconq^agné de la devise qui nous occupe, il ne faut point perdre de vue que cet ornement était tout moderne et postérieur à i853.
D'un autre coté, M. Le Roux de Lincy a fait remarquer que l'on ne rencontre rien de semblable ni sur les sceaux ni dans les descriptions ollicielles des armes parisiennes, observation qui n'a pas échappé non plus à M. Ch. Read. Il a exprimé dès lors l'opinion que la devise en question est particulière à l'un des Prévôts des Marchands qui ont exercé pendant le xvi" siècle; il a ajouté qu'une solution définitive serait, suivant toute probabilité, fournie par les jetons.
Les conjectures de M. Le Roux de Lincy se sont confirmées.
La Ville de Paris, comme l'établit surabondamment le présent travail, n'avait pas autrefois de devise fixe, pouvant figurer ainsi dans ses sceaux et dans son blason; mais, sur les jetons qu'elle faisait frapper, elle accompagnait ses armoiries d'une légende essentiellement variable, se rapportant d'ordinaii'e aux événements
conleiiijjoiaiiis; toutefois colle idée, f|iH' la Cité élait assez forte ])oiir résister à tous les orages qui pouvaient fondre sur elle, a été e\[iriinée à plusieurs éporpies et sous (les formes diverses.
La formule Flurltiol nec mcvjphu', qui apparaît, pour la première fois, sur le jeton banal de i 585, semble avoir été fort goûtée des Parisiens; elle a été ado])tée par plusieurs magistrats municipaux; vingt ans après, elle est rappelée par lauleui' de stances présentées, le i" janvier i6o5, à François Miron, sur son électicui à la Prévôté des Mairliaiids. Cet auteur, sadressant à la Ville, s'exprime ainsi :
Vostre belle devise est ores à son jioincl; Toiisjours , sans submerger, voslre navire flotle; \ ous naviguez au port
Jacques de Bie a publié le jeton banal ci-dessus décrit, n° 33, qui présente une variante de notre devise. Il rexpli(|ue de la manière suivante :
La devise est empruntée de ce qui fut escrit en la chaleur des grands difTérens d entre Frédéric II et le Pape (Grégoire LX ou Innocent IV), qui soustenoil avec raison que la nacelle de l'Egdise |)()urroit bien eslre agitée, mais non pas mise à fonds.
Il est dillicile d'établir la parfaite autbenticité des paroles attribuées au Souverain Pontife; toutefois on peut considérer comme résolues les questions auxquelles a doiuié lieu la devise : fluctuai nec viergi
Voir : \ Inlcrmédinirc ilcs chercheurs et des curieiu-, année 18G6, p. loG, 190, .j'ii ; Axnules archéologiques, l. I, p. a5i ; Dictionnaire généalogique , 1767, t. III, p. cxxvn; J. de Wie, Les familles de France illustrées par les médailles, i63i , p. 220. On peut aussi consulter l'ouvrage intitulé : Les Armoiries de la Ville de Paris, t. I, p. i8(j à i()2.
N° /lO.
Type et légende du ir' 37.