‹ Les jetons de l'échevinage parisien; documents pour servir à une histoire métallique du bureau de la ville et de diverses institutions parisiennes, recueillis par feu A. d'Affry de la Monnoye, avec une table analytique et deux séries de pièces justificatives réunies, coordonnées et annotées par le Service historique de la ville de ParisChapitre 156 sur 208 · IG · texte numérisé non relu

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.lETO.XS.

Je viens à I article des jetons que l'on fait balre pourestre distribue/, le premier jour de 1' el dont je \ous envoyé toujours une planche gravée dans ma lettre de janvier.

Le trésor royal.

Celte devise représente une iiiiii> sur laijin'lle un dieu de lleu\e est appuy' el d'où soilent <les eaux eu aljondanci', (|ui l'ornienl une rivière, avec ces mots de Virjjile :

SEMPERQVE RECENTES.

Cette urne est, l"inia;Te du Trésor royal d'où les linances de Sa Majesté, toujours iné|)uisables et toujours nouvelles, coulent incessamment pour porter l'abondance dans le rovauine. Le dieu du fleuve appuyé sur l'urne marque qu'il y a quelque chose de plus ([u'Iiumain dans l'ordre merveilleu.x qui est étaldy dans les finances. Celte devise est de M. (Juinaiil et du nond)re de cinq que M. Colbert choisit et qu'il distribue aux grav(Hirs ([uil juj;e les plus habiles. M. Ciiéron a eu cette année le Trésor royal. H a pour son droit deux mille cinq cens livres. Les cinq devises que M. Colbert prend soin de choisir tous les ans eiitie plusieurs que l'on luv préseiite, sont :

Le Ircsnr roijal:

Les batimens; Les revenus casiiels ; L'admirauté ; Et les galères.

Il l'aul j)()ur le Trésor royal huit cens jetons d'or et deux mille six cens d'argent ' . Ces jetons sont distribuez par le garde du Trésor royal en année. Vous sçavez, Madame, ipie ce grand employ est remply par deux personnes qui servent alternativement, ([tii sont MM. de Bertillac et du Metz. M. du .Metz est entn' en exercice cette année. Cet employ n'est pas le seul dans lequel il sert le lîoy avec un ziMe et une fidélité éprouvée-; (sic) depuis tort longtenq)s.

(je jeton est jiour la lîeyne. Il en l'aul six mille cent d'ai'genl. M. du \'aux , (]ui les distribuil, est trésorier de la maison de celte princesse.

La devise est un lys épanouy, sur lequel des goules de lait lond)ent du (iiel. Elh,' a est(' trouv('e par M. Vielle, premier commis de M. Berrier.

Les poètes disent que Juuon ayant épanché quelques goules de lait de ses maniclles, (le< lys en sortirent. Ce jeton a esté gravé par M. Chéron.

Les revems c\si els.

C'est un port de mer où l'on voit ([uel(|ues vaisseaux, avec ces mots:

TVTl QVOS RECIPIT.

Un port de mer est une image parfaite des parties rasueih's, où les olliciers sont <lans une

'"' Au lieu de a, Coq, il faut liri' ad.noo. L'auteur du Mercure lectilie lui-iTièiiie ce nombre dans sou un niéro de février.

entière seûreté ci cessent (Feslre exposez au péril de perdre leurs ciiarges. La devise est de M. Quinaut. Ce jelon a esté gravé par M. de la Ferme. Il en faul reni d'or et trois mille cinq cens d'arjjent. M. Teshi est Irésoricr.

L'admiraité.

Une bombe el un pori de niei. Celle devise est de M. Charpentier, de l'Académie IVançoi^e. el a esté gravée par M. lioUier. Il i'nul qnalre mille cinq cens jetons dargenl. M. Lubert est tiésorier de la marine.

Les galères.

La tondre, avec ces mots:

OBLVCTANTIA QV^tRlT.

Connue c'est le propre de la l'oudre de chercher de la résistance, c'est aussi ce que le Hoy veut (jue ses galères entrej)rennent en attaquant tout ce qu'il y a de plus redoutable et de plus grand. La devise est de M. Quinaul, et le jeton gravé par M. Loir, il en faut deux mille huit cens d'argent. M. Henrv est trésorier des galères.

L ARTILLEKIE.

('e jeton est gravé par M. Anry.

Les bàti.mens.

In \p(>lhin debonl. appuyant sa hresiirnn pilastre jiendanl qui! ludinuie à des ouvriers d'('le\('r un palais :

NEC CESSAT LYSEKARE OKBEM.

Quov que le soleil ou Apollon, qui représente le Roy, donne ses .soins à l'aire bâtir, il ne laisse pas d'éclairer le monde. On croit que celte belle devise a esté faite par M. Colbert. Elle a esté gravée par M. Rernard. Il faut seize cens jetons d'argent pour les bàtimens. M. de la Planche en estoit trésorier, mais il a depuis ])eu vendu sa charge à M. Manessier, qui entre celte année en exercice.

Viiicv des vers (pii ont esté faits pour la devise des bàtimens de cette annc'c :

Dans le temps qu'il construit de pompeux bastimens. De son noble loisir légers amusenieus .

Mais chel's-dœuvre parfaits d'éternelle inéninire, Il ne cesse, occupé de mille emplois livers.

De porter ses soins et sa gloire

D;ins tous les coins de l'un vers

Ordinaire des guerres.

Cette devise représente un grenadier :

DAT FRVCTVS, DATQVE CORONAS.

Rien n'est plus intelligible. M. Paparel en est trésorier. Le jeton a esté gravé par M. Chéron.

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