Si'FFicn oiiMBCs iNA. (Chambre aux deniers
1 1 . CâriA JOTi. (La Ville de Paris, lyoy '".)
Je vous envove à l'ordinaire une estampe des jetions qui ont esté frapez à la fin de l'année dernière et qui ont esté distribuez, suivant qu'il se pratique tous les ans, au commencement de l'année où nous venons d'entrer. Je ne vous dis rien des devises, dont je ne crois pas vous devoir donner d'explication, puisque, si elles sont naturelles et convenables aux sujets j)our lesquels elles ont esté faites, elles seront faciles à expliquer, et que toutes les beautez en seront d'abord connues; et que si, au contraire, il se trouve de l'obscurité dans quelques-unes et qu'elles n'ayent pas assez de rapport avec les sujets qui en ont esté l'objet, je pourrais me tromper en voulant les expliquer.
L'Académie des inscriptions a fait les devises des jettons qui regardent : le Trésor royal, l'Extraordinaire des guerres, l'Ordinaire des guerres, la Marine, les Galères, les Parties casuelles et la Ville de Paris. La devise qui regarde M"" la duchesse de Bourgogne, et qui se trouve la deuxième, et celle des bastimens, sont de M. Oudinet, garde du cabinet du roy, appelle Cabinet des Curiositez; celle de l'artillerie, dont M. le duc du Maine est grand maistre, a esté faite par M. Moreau de Mautour, et celle de la Chambre aux Deniers est de M. l'abbé Arrangé. Voilà de quoy exercer l'esprit des spéculatifs.
(Mercure galant , iatnier 1708, p. lii.) ''* Même Pn'vôlé que l'année précédente.
Devises :