Omnibus ina. (Chambre aux deniers, i-yog
I 1 . Abtet iN(i. (I.a Ville de Paris. 1709 ■ .1 [Dans fftie derniiTe devise, il itevrail y nvoir ardet.]
Je vous envoyé l'estampe des jetions de celte année que vous auriez trouvée dans ma lettre du mois de janvier, si la maladie de mon graveur ne m'eust point empêché de vous l'envoyer. Les devises sont presque toutes de Messieurs de l'Académie royale des médailles et inscriptions et méritent l'attention de ceux qui les verront. Ces jettons ont esté frappez à l'ordinaire à la Monnove des Médailles. Vous aurez du remarquer que tous les corps qui ont acct)ùtumé d'en donner tous les ans n'ont pas cessé d'en faire frapper celte année, malgré la calamité publique causée par la forte et longue gelée de l'année dernière, que la France seule a éprouvée, parce que, dans les climats plus froids, la nége n'ayant point fondu, en avoit conservé les bleds, au lieu que le froid ayant repris en France avant que l'eau de cette négeeust pénétré dans la terre, la glace avoil coupé tous les grains. C'est tin avantage que nos ennemis ont eu et que Ton ne doit attribuer nv à leurs forces ny à leur valeur, qu'ils n'auront pas toujours et dont ils doivent
' Prévôté de M. P.ouclier. — ' Prévôté de Jérôme Bignon.
sf ti'ilir heureux saus s'en glorifier; rest un avantage (|ue. selon toutes les apiiarenres. ii< n aiinuil pas cette année.
Vous aurez peul-eslre reniarnué que la Ville n'a [loint l'ait IVa|iiiei- île jeltous celle année; mais, comme elle s'est l'ort appliquée au soulagement des pauvres, le Ro\ a Iroiivi- bon iiu'elle eraployasi <à cet usage le fond qu'elle anroit employé à faire frapper des jelluus.
( Mevciiiv frnlmii , février 1710. p;ij,"' i;)?-)
Devises :