DEVISES, INSCRIPTIONS ET MÉDAILLES FAITES PAI! L'ACADEMIE
Ou a veu, au commencement de cette Histoire, qu'avant le renouvellemcut de 1701, lors(iue l'Académie n'estoit encore composée que de sept ou huit personnes, il n'y avoit, pour aiusi dire, qu'un travail connnun, et (|u'une grande partie de ce travail consistoit à lournir chaque année les devises qu'on demandoit pour les jettons du Trésor royal, des Parties casuelles, de l'Ordinaire et de i'Extraurdiuaire des Guerres, des Bastimens, de la Marine et des Galères; à faire des inscriptions pour les édiCces publics que le Roy faisoit construire, ou pour les monumens que les peuples élevoient à l'honneur du prince; à faire des médailles sur les principaux événemens de son règne; des descriptions historiques de ces mêmes événemens, etc.
Quand la compagnie eut été auguientée jusqu'au nombre de quarante Académiciens; ([ue la littérature grecque et romaine, l'histoire ancienne et moderne fut devenue le principal objet de l'application de l'Académie et des travaux particuliers de chaque Académicien, le travail commuu des devises, des inscriptions et des médailles, loin de cesser, devint au contraire plus estendu qu'il ne l'estoit auparavant; parce (]ue la Conqiagnie estant plus connue, plus nombreuse et surtout plus autorisée, on continua à luy demander, non-seulement toutes les choses de ce genre qui avoient rapport au Roy ou au jiublic, mais qu'elle fui encore consultée du fonds des provinces par les villes et par les particuliers qui avoient quelque goust, souvent même par les estrangers.
Ainsi, depuis le renou\ellenienl de 1701, l'histoire du Uoy par médailles, qui estoit trèsavancée, fut suivie et imprimée à la lin de la même année; et depuis cette impression, on a fait de semblables médailles sur les autres événemens mémorables du règne de Louis le Grand jusqu'à la mort de ce prince, et Ton espère donner bientôt au public une édition nouvelle et complette de celte histoire.
Outre les jettons du Trésor royal, des Parties casuelles, de l'Ordinaire et de TExtraordinaire des Guerres, des Bastimens, de la .Marine et des Galères, il s'est passé peu d'années où l'on
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nif encore demaiidL- à la Compagnie des devises pour ceux de Madame la duchesse de Bourgogne, dauphine, pour ceux de la Ville de Paris, de l'Artillerie, de la Chambre aux Deniers, (les Menus plaisirs, de l'Argenterie, etc.
En 1701, l'Académie donna une inscription qui lui fut demandée par M. Le Peletier de Souzy, pour la grande porte de Bayonne que Ton construisoit à neuf, et que l'on élevoit en manière d'arc de triomphe
(Ici se trouvent mentionnées les demandes diverses des provinces et de 1 étranger à lAcadiMiiie des inscriptions et belles-lettres )
On pourra quelque jour donner au public un recueil de toutes ces devises, inscriptions
et médailles arrestées dans l'Académie, mesme de celles qui y ont esté faites avant le renouvellement de 1701; et de ce seul amas pourront naistre à cet égard des règles plus seûres que la pluspart de celles qu'on a veuës jusqu'icy dans diflférens ouvrages particuliers sur cette matière.
Il sutBt, quant à présent, pour la fidélité de Ihistoire, d'avoir indiqué d'une manière un peu circonstanciée, cette partie du travail commun de l'Académie, afin qu'on ne luy impute pas (juelques traductions de la même espèce, quelle est bien persuadée que les connoisseurs n'auront pas confondues avec ses ouvrages. Ce doit estre aussi un agrément et une satisfaction particulière pour bien des gens, de voir, par ce détail, que, ])our peu que les choses qu'ils auroieut à demander vaillent la peine destre travaillées ou examinées par les Compagnies, elle se fait toujours un devoir cl un plaisir d'y donner des soins.
( llistnirc de V Académie des imn-ij,liiinx et belles-letlres , t. I", imprime' en 171 7, p. 39 ^-828.)
En l'année 1711 , la Compagnie a travaillé, de mesme que dans les années suivantes,
aux devis des jeltons du Trésor royal, des Parties casuelles, de l'Ordinaire et de l'Extraordinaire des Guerres, de la Marine, des Galères, etc. (P. 3 10.)
En I 71 i , on ne fit guère, en ce genre, que les devises ordinaires des jetions, et quehjues
('pilaphes. (P. 3 1 1.)
En 1710, on fit, outre les jetions ordinaires, de nouvelles devises pour ceux de l'Argenterie, des Menus plaisirs et des Écuries de Sa Majesti". (P. 3i 1, 3 13.)
( Histoire de l'Aca'lémie des inscrii)tii)ns et lielles-h'tlres , t. III. )
Dans le cours des années dont nous donnons l'histoire, l'Académie a continué de travailler régulièrement aux devises des jetions du Tbresor royal, des Parties casuelles, de l'Ordinaire et de l'Extraordinaire des Guerres, de la Marine et des Galères (P. 36i.)
{Ilisliiire de V Académie des inscriiilioiis et belles-lettres , l. V.)
On a vu, par les volumes précédents, et il sera désormais inutile de le répéter, que r.4cadémie fournit tous les ans de nouveaux sujets de jeltons pour le Thresor royal , les Parties casuelles et les Bastimeus du Boy, de mesme que pour ceux de l'Oi'dinaire et de l'Extraordinaire des Guerres, de la Marine et des Galères. On commença, en 1726, à en fournir pour les jeltons de la Maison de la Beine, qui, ne devant être distribués que dans les premiers jours de l'année suivante, 1727, en portent la date.
L'espérance que l'on conçut en 1728 de la naissance d'un Dauphin engagea MM. les
Prévost des Marchands et Échevins de la Ville de Paris à demander d'avance à l'Académie le projet d'un feu d'arlifice, avec toutes les inscriptions, devises, emblèmes et médailles dont ils souhailoient l'accompagner, et l'Académie y travailla (P. Sôq.)
(^Histoire de l'Académie des inscriptwns el belles-lettres, 1. \ 11.)
APPENDICES ET PIECES JOSTIEIi; ATI VES. :}8i
Le public est suffisamment prévenu que lAcadémie louniit tous les ans de nouveaux sujels de jetions pour la Maison de la Reine, pour les Départemens de i'Oi-dinaire et de lExIraordinaire des Ciuei'res, de la Marine et des Galères, du Tn'soi- royal, des Pai'lies casuelles et di'^ Rastiniens du Roy.
On l'ournit encore des devises à diverses (^onipajjnies et Comniunautez, ijui depuis (pale jroùt et la ronnaissance, peul-estre aussi le luxe de l'esprit se sont multipliez, veulent avoir des jeltons |)articuliers, pour leur servir d'honoraire ou de droit de présence, aux n-eeptions, aux (•hanjfemens d'olliciers et autres occasions semblables. Les Huissiers priseurs, les Officiers de poits et (|uelt|ues autres en demandèrent (P. aiS.)
( Ihslnin' ,lo \'s[r(uinnw ,/,•., „m-njitm,H H hrtlr.^-lrltrr.', . t. IX. )
En 1733. on donna de nouveaux sujets de jettons pour (pielques Compafjnies, entre
autres jjoui' les Olliciers du guet à cheval, dont les comnnssions venoient d'estre mises en charge. (P. 9/16.)
{Illsluiri' ik 1: \rti(lniiii' (/<;« n/.svn//(»j//.v H Itcllfx-lclhrs. I. \1.)