IV. * NAVEM • lACTANTlBVS • VNDIS
Armes de Paris occupant le champ entier, le vaisseau voguant à droite. A l'exergue, sous un trait : • I ^72 • — Grènetis.
Conf. Collection d'AITry.
A la Bibliothèque nationale se trouve un jeton semblable, avec le revers suivant :
Bf. * Hyî:C • CAPIT • VNITOS • NAVIS • PELLITQ . REBELLES Ecu aux armes de Paris, dans une couronne de laurier. — Grènetis. Conf. Collection de la Bibliothèque nationale.
i2 LES JETO\S DE L'ÉCHEVIXAGE PARISIEN.
Dans la collection d'AlTry se trouve une troisième pièce, qui. iioitant la même empreinte au droit, donne, au i-evers, la légende suivante :
R-. REMIGIO • FLVCT\S • SVPERANS •
Armes de la Ville de Paris remplissant ton! le <liami); le \ aisseau est eontoiuiié. A l'exergue : •LVTETIA«— Grènetis.
Cniif. Coilection d'Allrv.
Ces trois revers ont été employés pour les jetons banaux n'" 25, Sa et 3 7.
Borel écrit le nom de cet échevin Le Comte; il lui donne pour armoiries : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois croissants d'argent; ce qui est une confusion de deux familles.
Jl'AN LE COME, deuxième (ils de Charles, maître charpentier du Roi, ([uartinier dès 1 669 , remplissait encore ces fonctions en 1610, elles garda, probablement, ju-squ'à sa mort. Il fut élu trois fois échevin de Paris, en lâyS, en 1087 et en logZi, mourut le 3 avril i6t3, à 72 ans, et fut enterré à Saint-Nicolasdes-Champs, dans une chapelle dont il avait obtenu la concession en 1587. L'épitaphe de sa femme, Catherine Desmarets , l'intitule: Noble homme. .1. le Conte, vendeur de poisson de mer.
Les vendeurs de poisson de nier étaient des agents spéciaux, dont le service avait beaucoup d'analogie avec celui dont sont aujourd'hui chargés les facteurs sur les marchés en gros. Ils opéraient; la vente de la denrée, qui devait toute passer par leurs mains; ils payaient comptant les mareyeurs; ils veillaient à la bonne qualité et à la bonne livraison de la marchandise, ainsi qu'à la stricte exécution des règlements édictés par l'autorité. Créés en 1 266, les vendeurs ont d'abord été élus par les marchands de poisson; puis un arrêt du Conseil, de mars i563, disposa qu'à l'avenir ils seraient nommés par le Roi, en titre d'office. Ces postes, auxquels était attribuée une redevance basée sur les quantités de poisson vendues, étaient lucratifs et recherchés.
Voir Génc'alûiries iimmiscriles ; Manuscrit d'IIoiicr; i. dnHveul, Le théâtre des antiquités de Paris, i^. 1029, io3o, io33; Ordonnances royaux, p. 5a3, Ss/i, 5-26; D. Félibieu cl D. Lobiiieau. t. V, p. '196, 5o3; l'abbf^Lebeuf, t. II. p. o '10; Delaniare, Traité de k Police, t. III, p. i5o et suiv.
JET.O\S ET MEDAILLES DES PREVUTS ET ECHEVIXS
M • L • D • NVLLY • COS" DESTAT • PREV • D • MARCHANTS
Ecii armorit', sunnoiilé d"iiii casque de profil, garni de s(>s IninlmMiiiiiis et ayant pour cimier un cygne naissant. De gueules, à la croix llorence'e d'or, cantonnée de quatre Ijilietles de même. — Grènelis.
R. CONCVSSVS • SVRGO •
Ballon qu'un dextroclière, sortant des nuages, l'ait rebondir sur le sol. A Texcrguc : i )8î. — Grèuetis.
Conf. Collections de la \'ilie et d'AITry. Le sens de celle devise est (|ue, dans l'adversité, il faut l'aire preuve d'énergie.
Etienne de INully. prévùt, 1582-1 586. D'abord conseiller au Parlement de Bretagne, il fut nommé, le -?.H février iBGq, premier président des Aides, en remplacement de Pierre de la Place, révoqué comme suspect de faire profession delà religion réformée. Ce dernier, s'étant justifié de cette imputation, fut réintégré en décembre 1670; il n'en fut pas moins massacré à la Saint-Bartbélemy (26 août 1579), et, le 3 septembre suivant, Nully reprit le poste de premier président, qu'il occupa jusqu'au 2 décembre iSgi, époque à laquelle d fut pourvu, par le duc de Mayenne, d'un office de président au Parlement de Paris. Henri 1\ ne le maintint pas lorsqu'il réorganisa la Cour, en ifiyS.
Nully représenta le Tiers auxEtatsdeBlois,eii 1 588, et à ceux de Paris, en iSgS.
C'était un ardent catliolique, et il fit partie du Conseil des Quarante créé par la Ligue en janvier 1 SSg. 11 était, en outre , grand amateur de livres, et l'on recherche encore, pour leur reliure, les exemplaires qui lui ont appartenu; mais il était peu scrupuleux quand il s'agissait d'augmenter sa collecliou. Eu iSg i, il s'empara de plusieurs livres et manuscrits provenant de la Bibliothèque royale, et ce ne fut pas sans peine qu'il se résigna à en faire la restitution, au commencement de 159Ù.
Il a fait commencer, en i583. le grand regard des eaux de Belleville, ([ui n'a été terminé qu'en i6i3.
Voir J. du lîreui , p. 102C); Ordonnances roynux , p. .'ja;i; TahkUcs de Thmis, t. III, [). 182; D. l'^^libien et D. Lobineau, t. II, p. 1 178, i2o5, 1299; t. V, p. 3io; Le Roux de Lincy, Histoire de l'ilàkl de Ville, 9' pari. p. 9 65; Poirson, îiisi. du règne de Henri IV, t. III, p. 789.
àà LES JETONS DE L'ECHEVINAGE PARISIEN.
* lEH • D • LOYNES • CONS • ET • ESCHEVIN • D • LA • V . DE • PARIS
Carlouche orné, cliaigé d'un écu armorié. Coupé, au i" de gueules, à la fasce gironnée d'or et d'azur de six pièces, côtoyée de deux bâtons vivres, eonlre-vivrés d'argent; au 2° d'azur, à sept besants d'or, h, .3. — Grènelis.
r^'. FLVCTVAT • NEC • MERGITVR
Armes de Paris contournées, remplissant le ciiamp entier. A l'exergue : • LVTETIA • — Grènetis.
GonI'. Biblidlliècpie nationale.
Type du jeton banal n" 89.
Jean de Loynes, avocat au Parlement, fut Eclievin de 1683 à i584, et con- .seiller de Ville le 6 aoiit t58.'); il fut, en outre, pi-eniier substitut du procureuigénéral au Parlement de Paris et capitaine de la Ville en i585. Il mourut le 1" avril 1687 et fut inhumé à Saint-Séverin.
Voir Ordonnances roijaux, g. ,59 2 ; Le Roux de Lincy, Histoire de l'Hôlel de Ville, -2' part. p. 288 ; l'abbé Lebeuf, llisloire du diocèse el de la Ville de Paris, édition Gocheris, t. I, p. 4 2/1.