DE • LA . PREVOSTE • DE • M".^ FR • MIRON
Ecu aux armes de la Ville, dans une couronne formée de deux branches de laurier. — Grènetis.
R-. MARMOREAM • RELINQ,VET •
Vue de Paris : on voit la pointe occidentale de l'île du Palais, encore dénuée de toutes constructions; les ponts au Change et Saint-Michel; les tours du Palais; Notre-Dame; Saint-Séverin. Au-dessus se trouve un soleil rayonnant, rempli de trois fleurs de lys, entouré de nuages semés également de lys. — A l'exergue : LVTETI A • 1 606 • — Grènetis.
JR.. Conf. Colleclion d'AITry
Cette suite contient un autre exemplaire de ce jeton, également de cuivre, dont le droit présente quelques différences.
Le Pont-Neuf, commencé en 1578, a été terminé en 160Z1; il est singulier de ne pas le voir sur cette pièce, qui fait allusion aux travaux exécutés par les soins du Prévôt, en rappelant le passage de Suétone relatif à Auguste : aUrbem... «excoluit adeo, ut jure sit gloriatus mminoream se relinquere, quam latericiam ff accepisset. n {^Octav. S xxix.)
VoirBrice, t. IH, p. 299; Jnillot, t. L Quartier de la Cite, p. 180.
fiO LES JETONS DE L'ÉCHEVIN AGE PARISIEN.
1604-1600. François MiRON, sei<i[neur de Tremljlay, Liîjnières, Bonne el Gillevoisin.
Reçu conseiller au Parlement de Paris le 18 décendM-e 1585, il passa niaîli-c des requêtes le -i juillet i597 et devint ensuite conseiller d'Etal; il fut, en outre, président au Grand Conseil vers 1 697 et chancelier du Dauphin. Dès 1 096 , il avait été nommé lieutenant civil, et il occupa ce poste important jusqu'à sa mort,arrivé(î le h juin 1 609.
Miron s'est beaucoup préoccupé de i'embeliissement et de l'assainissemenl de Paris; il a réalisé dans la Ville de nombreuses améliorations, auxquelles il consacrait ses propres deniers et ceux des revenus de la Prévôté qui lui appartenaient: on évalue à près de 2?), 000 livi-es les sommes qu'il a ainsi dépensées. 11 a fait reprendre, en 1606, la construction de l'Hôtel de Ville, commencée dès 1.533 et iulei'i'ompiie depuis près d'un demi-siècle. Nous avons encore sous les yeux un autre monument bâti pendant son édilité, en 1606: c'est le pavillon affecté au sei'vice des eaux, situé à l'angle des rues Saint-Honoi'é et de l'Arbre-Sec.
Eu iGo5, lorsque le gouvernement voulut soumettre à une révision les rentes existant sur l'Hôtel de Ville, ce qui aurait été préjudiciable à un grand nombre de familles, Miron protesta avec énergie, tout en contenant l'émotion de la bourgeoisie, et le projet fut modifié.
V'oir Blanchard, Histoire des conseillers au Parleinenl de Paris, p. 10a; Ordonnances royaux, p. Sa-; J. du Breul, p. io3.3; Tabktles de Thcmis, t. I, p. 162, aao; t. II, p. 108; Aliianach royal, l'J'Jip. 168; Remercieinens du peuple de Paris, ifloG; Iirice. t. 1. p. 179; Jaillot, l. t. Quartier du Louvre, p. 9; Poirson, l. III, p. 3a.
«soc»
Outre le jeton qui précède, on possède de François Miron les médailles (jue voici :
gUL
Huslo du l'révùl, velu d'une soutane el d'une robe ouverte. — Grènetis [jcrlé
JETONS ET MEDAILLES DES PREVOTS ET EGHEVINS
R. FK • MIRON CON'i" DESTAT LIEVTN CIVIL ET • PVOST • DES MARCHANS
P- i6oï • F Grènelis perlé.
Conf. Collection d'AlTrv.