I.KS .IF:L"X RUSTIOIES ET DIVINS
Ses doux seins fleurissaient la grâce de son lorse
Et la nature souriait avec sa bouche ;
Les grands arbres aimaient sa chevelure torse.
Elle était la chair bonne et la volupté douce,
Le délice d'aimer el l'ivresse de vivre,
Le soleil sur la fleur el le ciel sur la source.
Elle a quitté toute la forêt pour le suivre.
LA PLUS VIEILLE Elle était la Xature; il a voulu la Femme Et sans avoir compris pourquoi elle t'tait nue Il a fait un flambeau de ce qui fut la flamme,
De ce qui fut l'aurore et le vent et la nue Il a fait le fouet, la pluie et le tison ; Il maudira le jour où il l'aura connue.
Car sa Lampe mettra le feu à la maison ;
Et la voici debout à peine sur le seuil
Que la Mort avec elle entre dans la maison.
Avec le manteau sombre elle a vêtu le deuil ; La ruse craque au pas prudent de ses sandales, Et ses cheveux nattés sont déjà de l'orgueil ;
Son voile est le mensonge et l'or vil de ses bagues Est pareil aux serments auxquels je vois sourire La froide cruauté de sa face de marbre.
AKETHLSE
0 ma sœur, je le vois pleurer de ce sourire !
L'L'NK Le pain blanc que ses mains portent dans la corbeille Est la cendre de l'Espoir et sa nourriture; La douleur mûrira par grappes à ses treilles.
L'AUTRE Et la clef qui sursaute et tinte à sa ceinture Ouvre la porte d'ombre et la chambre où s'agitent L'inquiétude en sang que le soupçon torture,
ENSEMBLE La luxure qui mord et le souci qui griffe.