‹ Les jeux rustiques et divinsChapitre 33 sur 117 · ATTRIBUTS · texte numérisé non relu

ATTRIBUTS

De tout ce grand amour et de toute ma vie, Gerbe éparse que l'heure éternelle délie Et dont le vent du soir à l'année étrangère Disperse les grains mûrs et les pailles légères, Il ne restera rien, car le futur Eté Ne saura même pas si quelqu'un a été Le moissonneur de celte terre que moissonne Un autre, hélas! pour qui l'indifférent automne Mûrit le raisin lourd au cep qui l'a porté, Un autre! et lui, peut-être, au soir de son Eté, Trouvera, parmi l'herbe, auprès de la fontaine, Une urne où dormira une cendre incertaine Que versera la main qui l'aura soupesée Et deux flûtes de buis et d'ébène, croisées Sur un masque pétri d'une pâle de cire Où s'efface à demi la bouche d'un sourire.

ARETHUSE

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