‹ Les joies de l'heureChapitre 25 sur 32 · LE PASTEL · texte numérisé non relu

LE PASTEL

A Maurice Lévis.

Ses finesses dépassent celles Des plus fraîches parmi les fleurs.

Les papillons ont sur leurs ailes Cette poussière de couleurs.

C'est chose délicate et tendre Comme un duvet harmonieux, De la lumière et de la cendre, Une caresse pour les yeux.

Dans ces tons de lueur voilée Il faut peindre, comme Latour, Des yeux de grâce immaculée Ou Madame de Pompadour.

Roses que le temps a pâlies, Rien qu'à les toucher de ses doigt- C'est cela qui rend si jolies Les belles dames d'autrefois.

IOÔ IMPRESSIONS ET NOTES d'aRT.

Sous le verre qui le protège Je cherche avec des yeux déçus Le grain léger d'un sein de neige, Mais un souffle a passé dessus.

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