SCÈNE II ADRIEN, LE BARON puis THÉODULE
LE BARON, entrant par la droite.
Comment I déjà levé ?
ADRIEN, à lui-mèmo.
Déjà!
LE BARON
Tu sors ?
ADRIEN
Non, mon bon oncle !
LE BARON
Tu es sorti, alors ?
ADRIEN
Non, mon bon oncle !
LE BARON, ahuri.
Gomment ?.., Mais regarde-moi donc, tu as l'air éreinté I
ADRIEN
Oh I oui, mon bon oncle !
LE BARON
Polisson, va !
ADRIEN
Oh ! là ! là 1 là ! Ce n'est pas ce que vous croyez qui m'a fatigué, mon^bon oncle 1
LE BARON
Qu'est-ce que tu as ?
ADKIEN, éternuant.
Atchoù I... Prêtez-moi votre mouchoir, voulez» vous ?... Je ne sais pas ce que j'ai fait du mien.
LE BARON, lui donnant son mouchoir.
Tiens !
ADRIEN
Merci !... Débarrassez-moi de ce tapis, j'ai renversé de la prunelle dessus, mais ça n'a pas d'importance.
LE BARON, prenant le tapis.
Pas d'importance ? mon tapis turc ?
Ah t il est turc?... Il a bien de la chance !... (a part.) Ce n'est pas en Turquie qu'on joue les maîtres de forges I...
LE BARON, remettant le tapis sur la table.
Voyons, veux-tu m'expliquer pourquoi ?
ADRIEN
J'ai l'air d'un monsieur qui vient d'entrer ou qui va sortir ?
LE BARON
Ouil...
ADRIEN
C'est pour tâcher de me réchauffer, mon bon oncle.
LE BARON
Quand tu auras fini de te moquer de moi, hein ?