‹ Les joies du foyer; comédie en trois actesChapitre 38 sur 101 · SCÈNE II ADRIEN, LE BARON puis THÉODULE · texte numérisé non relu

SCÈNE II ADRIEN, LE BARON puis THÉODULE

LE BARON, entrant par la droite.

Comment I déjà levé ?

ADRIEN, à lui-mèmo.

Déjà!

LE BARON

Tu sors ?

ADRIEN

Non, mon bon oncle !

LE BARON

Tu es sorti, alors ?

ADRIEN

Non, mon bon oncle !

LE BARON, ahuri.

Gomment ?.., Mais regarde-moi donc, tu as l'air éreinté I

ADRIEN

Oh I oui, mon bon oncle !

LE BARON

Polisson, va !

ADRIEN

Oh ! là ! là 1 là ! Ce n'est pas ce que vous croyez qui m'a fatigué, mon^bon oncle 1

LE BARON

Qu'est-ce que tu as ?

ADKIEN, éternuant.

Atchoù I... Prêtez-moi votre mouchoir, voulez» vous ?... Je ne sais pas ce que j'ai fait du mien.

LE BARON, lui donnant son mouchoir.

Tiens !

ADRIEN

Merci !... Débarrassez-moi de ce tapis, j'ai renversé de la prunelle dessus, mais ça n'a pas d'importance.

LE BARON, prenant le tapis.

Pas d'importance ? mon tapis turc ?

Ah t il est turc?... Il a bien de la chance !... (a part.) Ce n'est pas en Turquie qu'on joue les maîtres de forges I...

LE BARON, remettant le tapis sur la table.

Voyons, veux-tu m'expliquer pourquoi ?

ADRIEN

J'ai l'air d'un monsieur qui vient d'entrer ou qui va sortir ?

LE BARON

Ouil...

ADRIEN

C'est pour tâcher de me réchauffer, mon bon oncle.

LE BARON

Quand tu auras fini de te moquer de moi, hein ?

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