‹ Les joies du foyer; comédie en trois actesChapitre 81 sur 101 · MADAME LA THIBE AUDI ÈRE · texte numérisé non relu

MADAME LA THIBE AUDI ÈRE

Mais il est gris I... Et il sent le tabac !... D'où venez-vous ?

ADRIEN

Du Casino de Paris, belle-maman I

MADAME LA THIBEAUDIÈRE et ANNETTE.

Hein ?

Oui !

ADRIEN

Nous avons fait la fête ensemble ! Ohé ! ohé !

MADAME LA THIBEAUDIÈRE.

Vous avez emmené le père de votre femme dans un lieu de perdition?

ANNETTE

Oh I monsieur !

ADRIEN

D'abord ce n'est pas uaMem de perdition puisque vous l'avez retrouvé !... Et puis quand cela serait. Je suis jeune, je m'amuse !

LA THIBEAUDIÈRE, en pantalon, le chapeau sur la tête.

Je ne suis plus jeune, moi, faut que je m'amuse double I

LE BARON, qui a fouillé dans les vêtements que lui a remis

La Thibeaudière.

Ah ! ça, mais je ne trouve pas ma clef.

LA THIBEAUDIÈRE

Ça ne m'étonne pas. Je l'ai perdue I

LE BARON

Il a perdu ma clef I

Eh 1 bien quoi, je vous eu achèterai une d'occasion I

Le baron remonte et pose 1 habit sur la table. MADAME LA THIBE A UDIÈ R E, à Adrien.

Ah I Tenez, vous êtes un...

ADRIEN

Oui, belle-maman !

MADAME LA THIBEAUDIÉRE.

Je VOUS défends de m'appeler belle-maman 1

ADRIEN

Le fait est que pour ce qu'il vous reste de beau !

LA THIBEAUDIÉRE.

Ça, c'est vrai !

ANNETTE, sortant par la droite, à Adrien.

Monsieur, je ne vous reverrai de ma vie I

ADRII'.N.

Bon voyage, madame, bon voyage !

LE BARON, exaspéré et tombant assis près de la table.

Mais si je les tuais tous, pas un tribunal ne me condamnerait I

MADAME LA THIBEAUDIÉRE.

Ah 1 je sens la main qui me démange !

Moi, c'est le nez !

Le baron se lève.

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