‹ Les joies du foyer; comédie en trois actesChapitre 90 sur 101 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ANGÈLE

Et puis, bon ami, si je tenais à être belle, c'était bien pour toi, val

LE BARON

C'est évident 1

ANGÉLE.

Le rôle des petites fa-femmes n'est-il pas de plaire aux bons amis et de leur donner du bonheur?

LE BARON

C'est évident!

ANGÉLE.

Sans ça, elles n'auraient pas de raison d'être, les petites fa-femmes!

LE BARON

C'est évident!... C'est évident! Elles n'auraient pas de raison, (se tâtant le pouls.) Mon pouls se calme...

ANGÈLE

Tu es souffrant, bon ami?

LE BARON

Non, ne fais pas attention!... (a lui-même.) Je dois avoir dix pulsations de moins depuis qu'elle est là!... (a Angèie.) Ah! qu'on vienne encore me parler de la famille?... Q,u'est-ce que c'est que la famille?... Une nuit sans sommeil et sans lit, une belle-mère sur un billard, un beau-père dans votre habit, un neveu qui se fiche de vous pour un million de pièces de dix sous et cent dix pulsations à la minute!... (se levant, à lui-même.) Voilà ce que c'est- 'quo la famille 1 Ah! il n'y a encore que les Gégèles! Ces

bonnes petites Gégèles qui vous envoient des notes de couturière pour votre anniversaire.

ANGÈLE

Bon ami!

Elle se lève. LE BAROXj la prenant dans ses bras.

Bon ami! bon ami toujours!... bon ami qui revient repeiitant à sa petite Gégèle I

ANGÈLE

Quoi, tu veux ?

LE BARON

Oui, j'avais dételé comme un imbécile et je râtelle ! Je reprends ma vie de fêtard et ma petite Gégèle, moitié par hygiène et moitié par raison!

ANGÈLE

Eh ! bien, et nouvel ami?

LE BARON

Bah! il n'a plus de mémoire; je suis sûr qu'il a déjà oublié...

ANGÈLE

Oui, mais en chantant un petit air... Ecoute, bon ami, si hier tu m'avais proposé, c'aurait été avec plaisir, parole, car tu n'es pas un homme ordinaire... mais je ne peux pas quitlîej? un bon ami qui a augmenté ma mère décent francs par mois!

LE BARON

Eh bien, mais je l'augmenterai aussi, ta mèrel... Je l'augmenterai même de cent cinquante !...

ANGÈLE

Oh ! alors I... Moi, tu sais, du moment qu'on aug« mente ma mèrel

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