‹ Les jolis chasseurs hallali musical de Charles BridaultChapitre 6 sur 14 · NM · texte numérisé non relu

NM

S'il ne lui faut que de la boue, il me semble que vous pouviez bien rester à Paris, les boulevards auraient joliment fait votre

affaire; — et si encore on pouvait revenir couvert de boue... assis; mais non, il faut marcher, toujours marcher. Ah! qu'il fait froid !

DK LA JOBARDIÉRE.

Tu ne seras jamais qu'un êlnc matériel et prosaïque. Tout ce dont tu te plains fuit mon bonheur, à tnoi, et si mon Elodie pouvait me voir, si elle était là, elle!...

Elle aurai! crânement froid, elle.

DE LA JOBARDIÉRE.

Non, car elle est forte et valeureuse, elle est belle comme un rêve d'Oricnt, et je voudrais être comme la fugitive hirondelle...

JOHN

Moi aussi, pour aller dans les pays chauds.

DE LA JOBARDIERE.

Tais- toi, malheureux’ lu cHfuiUes toute ma poésie. — Après tout, je comprends <]ue la condition où le ciel t’a placé ne permette pas à ton écorce grossière de cacher une âme poétique; moi, au contraire, il tua fait penseur et sentimental, je ne suis pas un homme, John, je suis un madrigal.

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