M. DE MONTES? AN
' Jouait au lansquenet. Comme il pestait en perdant sur sa carte, qui était le roi de cœur, une présidente lui lance cette méchante allusion aux infortunes conjugales dont Louis XIV était la cause :
« Calmez-vous, Monsieur, ce n'est point le roi de cœur qui vous a fait le plus de mal.
— Si ma femme est à un Louis, vous êtes à trente sousl » riposte le mari furieux.
^ m"* de SÉVIGNÉ
' « Je ne sais — écrit M"* de Sévigné — auquel des courtisans la langue a fourché le premier... Ils appellent tout bas M"« de
Maintenon... Madame de Maintenant. »
Le souvenir, de M"** de Fontanges, de la Vallière et de Monlespan donne du piquant à cette équivoque.. Tous les mot^ de M"* de Sévigné ne font p^s autant d'honneur à sa réputation d'esprit.
m"*, beraud
Nous prenons les deux saillies suivantes dans un texte contemporain :
Le maréchal de Viiieroy étaat allé à Lyon en 17 14, au sujet d'une petite sédition qui y étoit arrivée, ce ne furent pendant son séjour en cette ville que .festes et réjouissances. Une dame de Paris, qui apprit que celles de Lyon s'empressoient fort à lui plaire,- écrivant à l'une d'elles, lui demanda à laquelle le maréchal avait donné le mouchoir. La vieille demoiselle
Béraud, qui a été autrefois fort des amies du maréchal, ayant vu cette lettre, dit à la dame qui Tavoit reçue :
«' Mandez à votre amie que M. le maréchal ne se mouche *plus. »
LA ifARQUISE DE LA BAUME
Elle présentoit un jour au {loi son fils, le comte de Tallard, alors âgé de dix-sept ans, ^ depuis maréchal de France. Elle demandoit pour lui la lieutenance du Roi du Lyonnais. Â quoi le Roi, opposant sa trop grande jeunesse :
« Hé, Sire, repartit-elle, ne lui opposez point un défaut qui se répare tous les jours. »