LE PRINCE DE LIGNE
Le marquis de Montailleur était son ami, mais il ne pouvait souffrir le comte de iMont^ilIeur, son frère cadet.
Aussi feignait' il toujours de ne pas comprendre lorsque son' valet de chambre annonçait M. de Montailleur.
« Si c'est le marquis de Montailleur, "qu'il entre ; mais s'il s'agit du compte de mon tailleur, qu'il revienne, »
Notez que le prince de Ligne a professé publiquement de son dédain pour le calembour. Nous en prendrons plus d'un encore en flagrant délit de contradiction.
LE SCCRbTAlRE DK FRANKUN
< 41 II se répand un calembour d'une espèce assez singulière. On raconte qu'un particu • lier, se nommant Franqîiny est venu de province, muni de ses titres, pour voir avec le fameux Franklin s'il ne serait pas son parent : que celui-ci, après les compliments réciproques, l'a prié de conférer avec son
secrétaire sur cet objet : que le 'secrétaire, dè3 l'aperçu du nom, lui a observé qu'il ne s'écrivait pas de même, &, sans en voir davantage, lui a dit : « Monsieur, de votre Q.
tt faites un K, et vos papiers vous servi- « ront. » {Mémoires secrets, 17 avril 1780.}