L’HOTE
En effet! On m’a conté. que vous aviez eu hier avec elle certaine scene... '
FORD
Oui, certaine scène désagréable, qui, je l’avoue «s’est terminée à ma confusion! mais depuis hier j’ai réfléchi compère, et je ne suis pas convaincu I — Je ne suis jamais convaincu! — C’est pour voir clair au fond de tout ceci que je veuxsonder, scruter, pénétrer sir John Falstaff * et si comme je le crois... ’
l’hote.
Sir John vous connaît-il?...
FORD
Je doute qu’il m’ait jamais vu depuis qu’il s’est abatte sur Windsor, comme une trombe de libertinage; mais pour plus de sûreté je me suis revêtu de ce costume, et si, ^mme je
l’iiote.
Prenez patience, compèrel sir John pourra vous conter des choses qui vous feront plaisir !
FORD
Quoi? Quelles choses?...
l’uote.
Le voici qui vient!— Je ne veux pas lui enlever l’honneur de celle confidence. (FatsUff rentre en scène) Sir John, je vous présenté sir Brook ! —Sir Brook, je vous présente sir John !. .
(FaUtaff et Ford se saluent; à part;) Voilà deux échappés de Bedlam qui vont nous apprêter à rire. (Haut.) Serviteur, messieurs! (il sort.)