‹ Les joyeuses commères de Windsor operacomique en trois actesChapitre 47 sur 75 · MADAME FORD, MADAME PAGE · texte numérisé non relu

MADAME FORD, MADAME PAGE

Eh bien, avez-vous aposté les hommes qui doivent lui donner la chasse ?

MADAME PAGE

A quoi bon, puisque votre ranri veut bien s’en charger?

MADAME FORD

Comment? c’est donc vrai?

MADAME PAGE

A telles enseignes qu’il sera ici dans un instant; j’ignore qui l’a mis au courant de l’aventure ; mais il en sait tous les détails depuis le sac jusqu’au marais.

MADAME FORD

En vérité?...

MtDAME PAGE.

Oui, ma chère! si vous la'eu croyez nous ne jouerons pas plus longtemps avec sa colère, et nous le mettrons dans la confidence.

' MADAME FORD

Voyons d’abord quel accueil il fera à madame Vabontrain ; il ne la connaît que de répulalion, mais c’en est assez, je crois, pour qu’il la traite selon ses mérites; il sera temps ensuite de lui tout avouer!

MADAME PAGE

Prenez-y garde au moins !

MADAME FORD

Je vous dis qu’il implorera encore une fois son pardon, et qu’il sera trop beureu.x de l’obtenir; dites à mes gens de charger un sac sur leurs épaules et de passer par ici. Je veux

voir si lii clairvoyance de M. Ford s’y laissera prendre, et cela vous donnera le temps d’achever la loiletle de notre chevalier.

MADAME PAGE

Allons! vous êtes si sûre de vous que volreiconfiance me gagne.

MADAME FORD

Hàipz-vous! je l’entends! (Mailame Page entre dans la maison de droile; Ford entre en scène par la porte du fond et la referme derrière lui. U porte on bâton.)

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