IL Y A COUSIN ET COUSIN
Suzette folâtrait avec son cousin Pierre
Au bord de la rivière,
Or, le cousin était un enjôleur,
Il abusa de l'innocente, Et lui ravit, comme on dit, son honneur.
Si bien qu'après, Suzette eut peur Que sa position ne fût intéressante...
Au bout de quelques mois, le fait était certain, Et les cancans allaient leur train :
— Hé ! la belle Suzon, lui dit une commère,
Tu ne peux plus être rosière, Cela se voit à ton maintien, A ta démarche, à ton allure, Mieux encore à certaine enflure Qui, ma foi, te sied assez bien.
Suzette répondit, pour clore l'entretien Qui l'avait quelque peu choquée :
— Cette petite enflure? ah ! baste! ce n'est rien,
C'est un cousin qui m'a piquée.