‹ Les joyeusetes de la médecine; anecdotes, bon mots, pensées, chansons, épigrammes, etc., recueillis et annotés;Chapitre 59 sur 132 · LE POULS · texte numérisé non relu

LE POULS

Je ne repose point quand tout le monde dort, Mon agitation est sensible et palpable ; Et des forces du cœur messager véritable, J'en fais aux médecins un fidèle rapport.

Lorsque je suis trop faible ou que je suis trop fort, La nature en reçoit une peine semblable ; De mes dérèglements l'issue est redoutable, Mes mouvements divers durent jusqu'à la mort.

Je reçois de la fièvre une force nuisible,

Et bien que dans tous sens je sois un insensible,

Je me laisse émouvoir aux passions d'autrui.

J'abandonne le corps de qui l'âme est ravie, Et marque le moment des heures de la vie, Vivant avec le cœur et mourant avec lui.

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