UN MAX INCURABLE
Il est un mal secret qui vous ronge, madame : Un incurable mal rageusement souffert, Que vous cachez à tous, mais que j'ai découvert Et qui vous épouvante, ô vous que rien n'entame.
(i) E. Demu, éditeur.
Et voyez-vous, j'exulte à vous dire cela, Oui, vous changez en vain médecin et remède, En vain vous appelez poudre et rouge à votre aide, Le temps, qui guérit tout, aggrave ce mal-là.
Votre désespoir tente une lutte impossible, Et le destin est là, qui vous montre, inflexible, L'heure qui pour vous sonne à l'horloge du Temps :
Car ce mal si secret, je m'en vais vous le dire : C'est affreux, je le sais, mais j'adore médire, Oui, votre mal secret, ce sont vos quarante ans!
Léo Trézexik.