‹ Les joyeusetes de la médecine; anecdotes, bon mots, pensées, chansons, épigrammes, etc., recueillis et annotés;Chapitre 87 sur 132 · LA VIPÈRE ET LA SANGSUE · texte numérisé non relu

LA VIPÈRE ET LA SANGSUE

FABLE

La vipère disait un jour à la sangsue :

« Que notre sort est différent !

On vous cherche, on me fuit : si l'on peut, on me tue ;

t:t vous, aussitôt qu'on vous prend,

Loin de craindre votre blessure,

L'homme vous donne de son sang

Une ample et bonne nourriture :

Cependant vous et moi faisons même piqûre. »

La citoyenne de l'étang

Répond : «Oh! que nenni, ma chère; La vôtre fait du mal, la mienne est salutaire.

Par moi plus d'un malade obtient sa guérison; Par vous tout homme sain trouve une mort cruelle. Entre nous deux, je crois, la différence est belle; Je suis remède, et vous poison. »

Cette fable aisément s'explique :

C'est la satire et la critique.

Florian.

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