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Les Joyeusetes de la medecine

// est un médecin, disciple de Molière, Oui, narguant comme lui l'Art traditionnel. N'ordonne jamais rien, pas le moindre clystère. Et radicalement guérit chaque mortel.

C'est un gai compagnon, à la mine prospère, Ennemi de la morgue et du ton solennel; Rabelais s'inspirait de ce joyeux compère Qui soulagea Scarron, sans drogue m scalpel.

Ce docle boute-en-train . . . Mais faut-il te le dire, Lecteur? Tu le connais, il a pour nom le Riret Consulte-le sans cesse et fais-lui bon accueil.

Son traitement est simple, applicable à tout âgsi Il peut être suivi partout, — même en voyagt - Si tu veux sa recelte, ouvre et lis ce Recueil.

DE

LA SALLE DE GARDE DE LA CHARITÉ (i)

Un jour que l'Olympe était pris d'un accès de folle gaieté, Apollon et ses sœurs les Muses enfourchèrent Pégase, et, lâchant au noble animal la bride sur le cou, la docte compagnie se laissa descendre sur les rives de la Seine, non loin du palais de l'Institut, où elle se garda bien d'entrer. L'Académie de médecine était voisine; Thalie insistait pour qu'on s'y arrêtât; mais Apollon, soupçonnant une intention maligne à la muse de la satire, lui dit :

Je fus trop souvent maltraité Dans cet endroit par mes confrères ; Je ne veux plus, par dignité, Intervenir dans leurs affaires.

Pégase avait ses raisons pour en penser pis encore, et d'un commun accord il fut décidé

(i) Les iulerucs de la Charité r£uniss»iem souvent à leur

qu'on irait voir ce qui se passait à la salle de garde de l'hôpital de la Charité.

Erato voulait, m'a-t-on dit, Des internes un peu volages, Changer et le cœur et l'esprit En les rendant beaucoup plus sages.

Elle voulait, dans ses leçons, Les blâmer de leur inconstance.

Et sur leurs galantes façons Les réprimander d'importance.

Je ne crois pas que le succès Ait payé la tendre déesse; J'affirmerai ce que je sais :

On n'en rit pas — par politesse.

On dit aussi que Terpsichore Voulait savoir si les lilas Au Luxembourg vivaient encore, Et, si tout près, il n'était pas

table des artistes dans tous les genres. Les peintres, qui étaient en majorité, résolurent un jour de décorer le Heu où se tenaient ces agapes de la jeunesse, et quelques mois après ou pouvait re à l'extrémité de la salle cette inscription :

CETTE SALLE DE GARDE A ÉTÉ DÉCORÉE PAR MM. ACHARD, STÉPHANE BARON, GUSTAVE DORÉ, DROI U1PPOL1TB FAUVEL, FEYEN, FLAHAITT, FOULONGUE, FRANÇAIS GASSIES, ED. GUET, J.-L. UAUON UARPIGNIBS, HAZON. VERNIER, AXEKFELD, PEINTRES, l8>9 GILLON, ARCHITECTE.

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