‹ Les Joyeusetes de la medecineChapitre 25 sur 127 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

Magdelon, je suis bien malade, J'ai les yeux cavés et battus, La face terreuse et maussade, Les genoux maigres et pointus;

(l) Nous attribuons à Cyrano cette pièce de vers, qui est imprimée avec rinili.ile C. dans le Rnutil de Pocsirs clioiiUs publie par son libr;iire Charles de Sercy, en 1890,1. p. jjj Cl suiv. Elle semble avoir été faite pendant sa dernière maladie, causée par un coup qu'il avait re(u à la tète.

Ceux qui me voient par la rue, Jaune comme vieille morue, Canetcr en amant fourbu, Hstiment que c'est la vérole diii nie fait aller en bricole, lit m'enivre sans avoir bu.

Les beaux jours ne me sout donnés

Que pour m'cclairer sur la selle;

J'ai toujours la roupie au nez,

J'ai l'embonpoint d'une escarcelle.

Morfondu, baveur et transi,

Si j'allais visiter ainsi

Votre beauté qui me travaille,

J'offenserais votre œil vainqueur.

Et vous ferais plus mal au cœur

Clu'un morveau (i) contre une muraille.

Hélas! avant ma maladie,

J'étais frais comme un maquereau;

j'avais la faco rebondie,

J'étais souple comme un bourreau;

Maintenant la toux m'atténue.

Je crache ma rate menue,

Je vomis des phlegmes tout verts,

Je sens ma fressure opiléc,

J'en ai la fourchette avalée,

Et le triboulet (2) à l'envers.

]c ne suis plus entre les blonds.

Puisque ma téte se dépouille; On n'y voit plus mes cheveux longs Non plus que sur une citrouille ; Les poux se sauvent sur mon dut :

Dessus cette carcasse d'os,

(1) Crjchat.

(2) C'cst-à-dirc l'esprit, U tctc.

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Avec une hoite Je p.iilK.

Dejsiis lin ni.uel.i.i lie boij.

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