L'HYGIÈNE AU BAL
Au dernier bal de la comtesse de L..., le fils de lord C..., un joli garçon blond un peu fa-
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liasse, faisait ses premiers pas dans le monde parisien.
La maîtresse de la maison le présenta successivement à toutes les invitées, mais le jeune insulaire se mit à flirter avec une grosse dame d'âge mûr et l'invita à danser une valse.
Après la valse, un quadrille, une polka ; l'Anglais ne quittait pas d'une seconde la matrone, qui ne s'était depuis longtemps trouvée à pareille fête.
— Mais, monsieur, lui dit la maîtresse de la maison en le tirant à part, pourquoi vous obstinez-vous à danser avec cette énorme dame, tandis que nombre de jeunes filles et de jolies femmes en sont réduites à faire tapisserie?
— Oh ! je vais vous dire, le docteur avait recommandé à moa de transpirer beaucoup.
TRIBULATIONS DU MliDEClN PRATICII-N
CHANSON l'-LÉGIAQUl-. (l)
Refrain :
Le jour, la nuit, à tout venant, La clientèle Sans cesse nous harcèle!
Fils d'Esculape, ah oui vraiment, Notre métier n'est pas divertissant!
(i) Chintie au banquet «nnuel <i« la Société an«tomIqu«.
Vite un docteur 1
j'ai mal au cœur Dit la lorette, en sortant de Mabille,
Vous, par la ville,
Allez soudain D'un kiloniùtre arpenter le chemin 1
Mouillé, transi,
Ou cramoisi Lorsqu'essoufflé, vous explorez l'artère,
La baj'adére
D'un bond subit Lance un renard... en plein sur votre habit.
Le jour, la nuit, etc.
Ail I sur sa couche
Ma femme accouchel Hurle un mari qui s'en vient m'éveiller.
Vite en campaaae.
De sa compagas J'entends les cris du bar de l'escîier'
Lors, en postare.
De la nature Je m'évertue à frayer le ê5ieinm.„
Tout hors d'biîeiue.
J'ai, pour mi feine.
Avec l'enfant, un bonbon,-, dans ia ouoii
Le jour, la nuit, etc
Mais, j'en roii^a.
Quand au logis Pour reposer dans mon Ut je me gluse,
D'un maléfice
Sur moi jeté Incessamment je me sec tûtuniciâvej
De vingt camions
Les aiguillons Lardant ma chair, prolongent mon martyie I
Faut-il vous dire?
Non, pnr ma foi, Quels animnux rapporte chez moi.
Le jour, la nuit, etc.
Déception 1 L'illusion
Ce doux prestige est, pour nous, épliémère!
Le sanctua'irc
Du dieu d'Amour, Hélas 1 nous le profanons chaque jourl
Sans décorum
Du spéculum RappcUcrai-je ici la froide image
Ht son usage.
(Quel contresens I) Poussant ce tube... où se font les enfants!
Le jour, la nuit, etc.
Ah 1 si du moins.
Nos doctes soins Trouvaient partout leur juste récompense)
Mais quand j'y pense.
De nos talents, Q.UC de clients sont peu reconnaissants!
Si le malade
l'ait sa glissade lin l'autre monde, haro sur les docteurs!
.Mais qu'il guérisse,
Quelle injustice, Dame Nature en a tous les honneurs I
Le jour, la nuit, etc. /
llélis, la Mort, I-'rappe aussi fort Sur nous, malgré que nous soyons en gardel Car la camirde, De nos sjcccs
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Nous tient r.iiicunc et se venge à nos fraisl
Tel professeur
De son labeur Enrichissait le temple d'iipidaure
Hier, encore,
Los (i) I Aujourd'hui Près d'un tombeau, nous pleurons tous sur lail
Le jour, la nuit, etc.
Ça, mes amis
De nos soucis Chassons d'ici l'attristante cohorte!
Et que la porte
Du restaurant Reste bien close à l'importun client!
Chers associés
Que nos santés Ici portées, aient droit de préséance!
Que l'assistance
Le verre en main, Fasse mentir, aujourd'hui, mon refrain :
Le jour, la nuit, à tout venant, La clientèle Sans cesse nous harcèle !
Fils d'Esculape, ah oui vraiment, Notre métier n'est pas divertissant.
DrE. FORGHT.