GRAVE QUESTION
Peut-on ordonner, en conscience, et sans enfreindre les lois de l'Église, un lavement nutritit au Liebig à un malade qui veut faire maigre le vendredi? Telle est la grave question que nous avons entendu discuter sérieusement au lit d'un malade par un médecin et par un prêtre. Le médecin plaidait pour la négative et le religieux pour l'affirmative. Celui-ci s'appuyait sur ce qu'aucun texte précis ne laissait entrevoir cette prohibition, et il rappelait à ce sujet que le Père jésuite Théophile Reynaud avait passé une grande partie de sa vie à éplucher les préceptes de l'Église, afin de décider si, en temps de
jeûne et d'abstaicncc, il est permis de prendre un lavement au jus de viande. Mais, hélas! ce savant est mort sans avoir' pu trouver une solution, et la question, comme on le voit, est toujours en litige.