F.^BLE
La vipère disait un jour ,i la sangsue :
0 Que notre sort est différent !
On vous cherche, on me fuit : si l'on peut, on me tue;
Ht vous, aussitôt qu'on vous prend.
Loin de craindre voire blessure,
L'homme vous donne de son sang
Une ample et bonne nourriture :
Cependant vous et moi faisons même piqûre. »
La citoyenne de l'étang
Répond : « Oh! que ncnni, nia cbcre; La vôtre fait du mal, la mienne est salutaire.
Par moi plus d'un malade obtient sa guérison; Par vous tout liommo sain trouve une mort cruelle, lîutre nous deux, je crois, la différence est belle; Je suis remède, et vous poison. »
Cette fable aisément s'explique :
C'est la satire et la critique.
Florian.
aUELQUES COMBLES
— Le coinhh de la maladresse : Attraper une entorse en courant après une chimère.
— Le comhk de l'amour de l'art che.\ un médecin : ■ Vacciner un bras de la Marne.
— Le comble de la fassion de la danse : Rnir<i de l'eau de Vais pour s'entretenir le pied.
— Le comble de l'avarice : C'est d'en avoir à chaque jambe.
— Le comble àe la force musculaire : Soulever l'indignation générale.
— Le comble du mérite pour un cocher : Faire galoper une phtisie.
— Le comble de la capacité pour un médecin : Vouloir soigner im crayon qui a mauvaise mine.