‹ Les Joyeusetes de la medecineChapitre 86 sur 127 · F.^BLE · texte numérisé non relu

F.^BLE

La vipère disait un jour ,i la sangsue :

0 Que notre sort est différent !

On vous cherche, on me fuit : si l'on peut, on me tue;

Ht vous, aussitôt qu'on vous prend.

Loin de craindre voire blessure,

L'homme vous donne de son sang

Une ample et bonne nourriture :

Cependant vous et moi faisons même piqûre. »

La citoyenne de l'étang

Répond : « Oh! que ncnni, nia cbcre; La vôtre fait du mal, la mienne est salutaire.

Par moi plus d'un malade obtient sa guérison; Par vous tout liommo sain trouve une mort cruelle, lîutre nous deux, je crois, la différence est belle; Je suis remède, et vous poison. »

Cette fable aisément s'explique :

C'est la satire et la critique.

Florian.

aUELQUES COMBLES

— Le coinhh de la maladresse : Attraper une entorse en courant après une chimère.

— Le comhk de l'amour de l'art che.\ un médecin : ■ Vacciner un bras de la Marne.

— Le comble de la fassion de la danse : Rnir<i de l'eau de Vais pour s'entretenir le pied.

— Le comble de l'avarice : C'est d'en avoir à chaque jambe.

— Le comble àe la force musculaire : Soulever l'indignation générale.

— Le comble du mérite pour un cocher : Faire galoper une phtisie.

— Le comble de la capacité pour un médecin : Vouloir soigner im crayon qui a mauvaise mine.

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