UN AVERTI EN VAUT DEUX
Le père Mathurin
Possède un joli jardin, Tandis que son voisin
Fait toute sa joie
De ses gars habillés de soie.
Un jour, Mathurin,
Vit dans son jardin,
Un de ces personnages Exerçant des ravages.
Armé d’un lourd gourdin
Il s’élance à la poursuite
De l’intrus. Mais le vieillard A beau courir bien vite L'animal court plus fort, Et sa retraite opère
Sans attraper un coup.
Le bonhomme enrage beaucoup.
En voyant le compère
Qui fuit au loin,
Il plante son gourdin
Dans le sol, lui montre le poing, Et cette apostrophe, lui lance:
—Ecoute, toé! Pri’ le bon Dieu Que jamais en ce lieu,
Je puisse te donner un’ danse!