LA VACHE DE GROS-JEAN
Gros-Jean a perdu sa vache Et malgré qu’il tâche
De la retrouver, n’y parvient.
Enfin, chez le curé s’en vient.
Lui demander une annonce Pour le prône suivant.
D'abord, le prêtre y renonce; Ce serait scandale, vraiment!
C’est à la porte de l’église
Plutôt, que ces choses se font ;
Mais Gros-Jean ne trouve bon
Ce moyen, et ne l'utilise.
Il insiste pour l’autre, mais
Le curé n’y voudra jamais.
Cependant. ... la chose. peut-être.
Pourrait s'arranger Voyons!
Et le bon, le digne prêtre
Cède en posant des conditions:
—Gros-Jean est mauvais catholique.
Il faudra s’amender
Et les dimanches assister
A l’Egliset—Gros-Jean réplique Qu'il fera bien tout celà
Pour retrouver Caillette.
—Donc, c’est une affaire faite!
M'sieu l’curé, topez-là!
Le dimanche à l’église, Gros-Jean, de tous est la surprise.
Le service, cependant, Paraît long à Gros-Jean, Et, dans son banc, finalement, Le sommeil le matrise, Et le gâgne rapidement.
Le curé monte en chaire
Et son prône y fait.
De Gros-Jean, l'affaire
Y cause sensation, en effet ; Le curé passe à d’autre chose, Puis à d’autre, quand Gros-Jean Se réveil soudain, et cause Un scandale. Pensant Que Caillette est en cause Voici ce qu’il interpose Dans le prône du curé, Qui venait de recommander Une dame décédée Récemment. Elle avait possédée Toutes les vertus:
Travaillante, pas gaspilleuse, Douce, propre et soigneuse; Ce fut là-dessus Que Gros-Jean, notre homme S’arracha de son somme Et dit:—M'sieu l’curé, si’ vous plaît!
Dit’ donc aussi qu’a’ donnait ben du laiti!