‹ Les joyeux petits contes canadiensChapitre 9 sur 44 · UN BEDEAU SAVANT · texte numérisé non relu

UN BEDEAU SAVANT

Certain bedeau de campagne.

Dont je tais le nom, Un jour avec sa compagne Jasait, causait, sur un ton De louanges mutuelles; C'était un concert bien doux.

Les deux charmants époux S'en contaient bien des belles.

— ^Depuis si longtemps . .

— ^Trente ansi — Que t'es avec not' bon prêtre.

Tu dois en savoir presque autant Que lui, hein, vieux?. .

— Peut-être, Répond, évasif , le bedeau.

Mais pour dire vêpres ou messe Basse. .Eh ben! làl. . je l'confesse, M'sieu l'curé, j'I'ai dans l'dos!

DEUXIEME HYMENEE.

Gros-Pierre, une seconde fois, Dans Ph3rmen avait fait son choix.

Voulant savoir si la dernière Lui plaisait plus que la première, On l'interrogea dans ce sens.

Gros-Pierre leur dit: —

— Bonnes gens, Voici ce que du cas je pense:

La première avait la science De Vatel, beaucoup plus, je crois.

Mais elle avait les pieds plus froids.

MIMINE.

Nous avons un jeune chat chez nous,

Un jeune marcoux Qu'on aime, hors pour une chose:

Il dépose dans la maison Parfois, avec quel sans façon!

Ce qui ne sent pas la rose.

Pour lui corriger ce défaut, La bonne empoigne le mimine Au col, lui frotte le museau, A ce vaillant de la race- féline, Dans l'affaire sur le carreau, Et, par la fenêtre ouverte Le jette en la pelouse verte.

A ce jeu souvent répété, Mimine s'est accoutumé:

On le voit après chaque offense,

Frotter son nez sur le carreau

Vous savez, .à l'endroit qu'il faut. .

Puis, par la fenêtre, il s'élance.

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