OUVRIERS JUIFS I
des artisans juifs était donc de 12.2 p. c. en moyenne, variant de 22.2 p. c. (Grodno) à 8.4 p. c. (Kovno).
Ces artisans, au nombre de près de trois cent mille, exercent principalement les métiers suivants : tailleurs, bonnetiers, chapeliers, gantiers, cordonniers, pelletiers, corroyeurs, tanneurs, teinturiers, boulangers, cuisiniers, maçons, poèlîers, badigeonneurs, tapissiers, vitriers, couvreurs, charpentiers, tonneliers, forgerons, serruriers, ferblantiers, fondeurs, relieurs, graveurs, lithographes, opticiens, mécaniciens, horlogers, etc.
Outre ces artisans, pour les métiers desquels il existe des corporations officielles, il y avait alors, dans les 15 gouvernements, 89,844 ouvriers juifs exerçant des professions manuelles non reconnues comme métiers, tels que jardiniers, charretiers, cochers, ramoneurs, bûcherons, paveurs, terrassiers, bouchers, meuniers, tisserands, imprimeurs, briquetiers, potiers, tailleurs de pierre, brasseurs, vinaigriers, etc.
Ainsi les artisans et manœuvres forment ensemble un total de j5j,J5J ouvriers, soit i$,g />. c. de la population juive totale.
C'est là une proportion très élevée. En Prusse, les artisans et ouvriers ne représentent que 9.1 p. c. de la population totale: en France, 10.6 p. c. : en Belgique (recensement de 1890), il y a 10.8 p. c. d'ouvriers mâles ou 14.3 p. c. d'ouvriers des deux sexes ; l'Angleterre seule offre une proportion supérieure : 22.7 p. c.
En Russie même, où la population chrétienne est surtout agricole, le nombre relatif d'artisans et d'ouvriers est bien moindre : d'après une enquête faite en
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