VU] PREFACE
répédez à un autre ce que vous venez de me dire. » Eh bien! mon cher lecteur^ la femme charmante qui vous parle a baillé autant et peut-être plus que vous 5 mais la mode. Vous souvient -il de cette dame qui, sortant d'une séance académique, dit k une de ses amies :
u Ah ! ma chère , c'était charmant , on y a parlé de poupée. » 11 avaft été question d'épopée ; mais ^ comme je vous le disais totit à l'heure , la mode voulait qu'on allât à l'Académie; quelques dames n'y concevaient pas grand'chose, mais qu'importe, c'était la mode.
PKÉFACE. IX
11 en est de même de sir Scott, beaucoup de dames s'extasient sans rien comprendre. Cependant nous leur devons la justice de dire qu'elles n'ont pas lu le dernier qu'a publié cet auteur^ à la vérité il a neuf vokimes , et nous avons vti avec plaisir qu'il restait en France un peu d'esprit national.
Il est encore un auteur dont on lit bien un long ouvrage, c'est l'aiinable auteur de Léonide ^ l'auteur des dames et leur enfant gâté ^ ajoutons que la fraîcheur de ses tableaux, la touche forte et belle de ses caractères, lui assurent le