LES TECHNIQUES OPÉRATOIRES SUITES OPÉRATOIRES
Quel que soit le but recherché par la greffe de cornée, d’aucuns préfèrent la greffe perforante, d’autres prônent la greffe lamellaire'; il en est ainsi également en matière de greffe à chaud, car rien ne s'oppose dans ce but à l’emploi de l’une ou l’autre technique.
Pour notre part, avec la grande majorité des auteurs, nous avons utilisé la greffe lamellaire dans tous nos cas, et c’est elle que nous aurons en vue dans ce chapitre ; nous pensons du reste, avec l’école lyonnaise, qu’une véritable greffe thérapeutique doit être une greffe lamellaire ; nous reviendrons tout à l’heure sur les motifs de cette préférence.
Le problème technique à réaliser est le suivant : exciser un fragment lamellaire de cornée malade et le remplacer par un autre fragment cornéen lamellaire de même forme prélevé sur le cadavre. Les modalités de réalisation connaissent des variantes. Ces variantes concernent plus particulièrement la forme et le siège à donner au greffon, le mode de prélèvement et les moyens de contention à utiliser. Pour ce qui est des deux derniers points, nous relaterons le mode de prélèvement particulier employé à la Clinique Ophtalmologique de Strasbourg ; d'autre part, nous exposerons n0S premiers résultats d’une méthode de contention du greffon qui n’a pas encore été utilisée dans les greffes lamellaires à chaud. Puis, ceci’ fait, nous décrirons très brièvement l'intervention telle que nous avons l'habitude de la conduire ; hormis les deux points particuliers du prélèvement et du moyen de contention mis au point depuis nos cas récents, la technique que nous employons est dérivée de celle admirablement décrite par MM. PAUFIQUE, SOURDILLE et OrrrerT ; cette méthode joint la simplicité technique à l'avantage du risque opératoire minimum.